10 mars 2015

Une petite histoire belge

Un car de touristes flamands a eu droit à un joli tour de France. Se fiant à son GPS, le chauffeur, qui devait acheminer ses clients à La Plagne (Savoie) a pris la direction de La Plagne (Ariège). 

Arrivé à Toulouse, le temps lui a paru long, il a commencé à se poser quelques questions. Vérifications faites, il a finalement repris la bonne route. Son car est arrivé à destination avec 24 heures de retard.

Comme quoi la technologie moderne n'a pas toujours que des avantages, surtout si l'on ne vérifie pas les solutions qu'elle propose.

Dans la même veine, un camionneur russe a un jour confondu Caen et Cannes (en cyrillique, c'est la même chose).

Et l'on ne compte plus les erreurs entre les différents Chaumont de France (en Vexin, en Bassigny...).

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Et si jamais vous devez aller chercher du vin à Saint-Aubin (excellent cru de la Côte d'Or), vérifiez bien que vous n'êtes pas en route pour le Saint-Aubin de l'Aisne, de l'Aube, de l'Eure et Loir, de l'Indre, des Landes, du Nord... ou de la Province de Namur, chez nos amis belges...

 

10:09 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

05 mars 2015

Le mystère de la cruche à vin de Lavau

Les fouilles de Lavau, près de Troyes, ont révélé un trésor inestimable: la tombe d'un prince celte datant du 5ème siècle avant JC.  

Certains, parmi les objets mis au jour, représentent  cependant un casse-tête pour les archéologues. Il y a en effet plusieurs artefacts en bronze de facture grecque ou étrusque, liés au vin. Notamment une oenochoé comme on peut en trouver aux musées d'Athènes ou d'Héraklion, ou encore au Louvre.

Le hic, c'est que selon les experts, les habitants du Nord de la Gaule ne consommaient pas de vin à cette époque.

Se seraient-ils trompés? Le vin aurait-il conquis nos terres septentrionales plus tôt qu'on le pensait jusqu'à présent?

Ou bien ces objets étaient-ils achetés à des marchands grecs au titre de simples décorations? 

Ou bien encore le fait de posséder des objets apparemment inutiles, ou en tout cas très peu utilisés, donnait-il un surcroit de prestige au chef?

Une théorie consiste justement à dire que la valeur du présent placé dans la tombe était proportionnelle à sa rareté, et inversement proportionnelle à son utilité terrestre. A moins que nos ancêtres n'aient pensé honorer leurs morts les plus éminents en leur offrant une boisson divine, celle de Dionysos, de Bacchus et consorts... le vin.640px-Herakles_Olympos_Louvre_F116_full.jpg

Une oenochoé, ou cruche à vin, -520 avant JC

Seule une analyse précise de ce que l'oenochoé a effectivement contenu (si c'est encore possible) pourra répondre à ces questions.

Affaire à suivre, donc...

Plus d'info: Inrap - Institut national de recherches archéologiques préventives

 

 

13:37 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Grèce | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |