31 mars 2010

Les dénominations européennes se regroupent pour peser sur la Commission

Des associations de producteurs de vins avec appellation d'origine ou indication géographique, originaires de cinq pays producteurs, viennent de créer à Bruxelles la Fédération européenne des vins d'origine (FEVO/EFOW), dans le but de défendre leurs intérêts. A savoir: l'association française des producteurs de vins d'appellation d'origine (CNAOC), la Federdoc italienne, la CECRV espagnole, le HNT hongrois et l'institut des vins de Porto et du Douro.

Le président de la nouvelle structure est italien, il a pour nom Riccardo Ricci Curbastro.

La FEVO entend peser sur les décisions de la Commission Européenne. D'ores et déjà, elle s'oppose à la libéralisation des droits de plantation des vignes à l'horizon 2015.

07:02 Écrit par Hervé Lalau dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

14 octobre 2009

Etiquetage énergétique du vin: la France tarde à se prononcer

Au nom de l'Association nationale des élus du Vin, le sénateur audois Roland Courteau demande au Premier ministre François Fillon que "la France sorte de son silence et prenne, sans délais, position afin que les produits viticoles soient exemptés de l'obligation d'étiquetage de la valeur énergétique, telle qu'elle pourrait être imposée aux produits alimentaires par la commission européenne".

M. Courteau souligne que cette proposition de règlement du Parlement européen et du conseil concerne l'information des consommateurs des denrées alimentaires, et rappelle, dans ce contexte, "que le vin est le produit agricole le plus réglementé et que déjà sa présentation et son étiquetage sont strictement définis, de même que ses pratiques oenologiques et ses normes de commercialisation". Il souligne en outre que "la spécificité de chaque terroir et des méthodes de production font que les vins sont différents dans leur teneur en calorie, d'une région à l'autre et d'une année sur l'autre; l'étiquetage de la valeur énergétique devrait donc être revu chaque année, ce qui engendrerait des coûts disproportionnés".

En vertu de quoi il piaide pour que la France soutienne la proposition d'exemption d'au moins 5 ans, telle qu'elle est formulée par la Commission européenne et soutenue par l'Espagne, l'Allemagne, le Portugal, la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie et la Pologne, contre les 11 états qui s'y opposent". Curieusement, en effet, la France est l'un des derniers Etats à n'avoir pas pris position. "Il serait temps qu'elle manifeste son soutien, sur ce dossier, à la filière viticole", conclut le Sénateur.

La France peut-elle en faire moins sur ce dossier que la Pologne? Où est le problème? Qui bloque l'arbitrage?

 

06:18 Écrit par Hervé Lalau dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |