22 mai 2010

Nouvelle réglementation du bio: les Vignerons Indépendants ont des doutes

Les Vignerons Indépendants ont lu avec attention les projets de la Commission Européenne qui visent à réglementer le vin biologique. Jusqu'ici, on le sait, il n'y a que les raisins qui peuvent être labellisés bio. Demain, ce sera le produit fini. D'où l'importance du cahier des charges des vinifications.

A ce propos, justement, les Vignerons indépendants ont des doutes. Ils jugent les maximums de soufre autorisés beaucoup trop élevés, et ils rejetent l’osmose inverse, par exemple. Ils ont donc écrit à la Commission pour que le texte soit remis sur la table.

Comme beaucoup d'adeptes du bio avant eux, les Vignerons Indépendants craignent la mainmise des industriels du vin dur la filière bio et un nivellement vers le bas des pratiques bio.

AB

 

Moi aussi.

Rappelez-vous la prédiction d'Antoine Gerbelle, voici quelques années: "Dans 20 ans, le bio sera la norme".

A l'époque, on se disait, "Dieu t'entende, Antoine." Mais si l'idée du législateur est de baisser la norme pour que tout le monde puisse se dire bio, alors, les consommateurs et la planète n'auront rien gagné.

Que l'Europe prenne garde: si elle cède aux pressions du moins-disant biologique, les vrais bio trouveront un autre nom, fonderont d'autres labels, pour satisfaire ceux qui veulent voir dans le bio plus qu'un sigle ou un logo, une réalité, un message d'espoir pour la santé humaine et pour l'environnement.

 

 

 

21:14 Écrit par Hervé Lalau dans Europe | Tags : bio, normes, environnement, europe | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

22 avril 2010

Droits de plantation: la France veut-elle revenir sur l'OCM Vin?

Le ministre de l'agriculture français Bruno Le Maire s'est exprimé il y a quelques jours à Mâcon sur un sujet sensible, celui de la libéralisation des droits de plantation, prévue à l'échelle européenne dans le cadre de l'OCM Vin. Et il n'a pas mâché ses mots: "pour garantir l’origine et la qualité, il est évidemment hors de question de libéraliser les droits de plantation".

Monsieur Le Maire rejoint là l'opinion de bon nombre d'opérateurs français, mais sa prise de  position veut-elle dire que la France entend revenir sur un compromis avalisé au plus haut niveau européen, et déjà si difficile à obtenir? Car le texte européen (signé par la France) est sans ambigüités: "Droits de plantation: il est prévu d’abolir les droits de plantation avant la fin de 2015, mais ceux-ci pourront être maintenus au niveau national jusqu’en 2018".

Ou bien M. Le Maire (qui ne sera probalement plus ministre en 2015) ne parle-t-il que de la campagne en cours?

11:25 Écrit par Hervé Lalau dans Europe | Tags : legislation, vin, europe | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |