17 juin 2011

Degrés d'alcool: le réchauffement climatique a bon dos

Une étude de l'American Association of Wine Economics révèle que l'augmentation des degrés d'alcool observée dans le vin a bien moins à voir avec le réchauffement climatique qu'avec une volonté délibérée des producteurs de vins, eux mêmes incités à cette course aux degrés par les critiques vineux les plus influents, adeptes du "fruit très mûr".

Cette étude se base notamment sur les données de 18 ans de mesures effectuées par le monopole de distribution des vins de l'Ontario (LCBO), mesures réalisées sur des vins de toutes provenances (près de 100.000 vins au total, une fois écartés les vins de dessert et vins de type vendanges tardives).

Or, on a constaté des hausse des degrés dans les vins provenant de zones où il n'a pas été observé de réchauffement climatique. Bref, les vendeurs de levures qui nous promettent des produits susceptibles de freiner la hausse des degrés dans les zones chaudes sont un peu à côté de la plaque.

Pour en savoir plus: ICI

Quand on lit tout ça, on comprend mieux pourquoi autant de vignerons en France continuent à chaptaliser quand le climat se réchauffe. Je pense au Beaujolais, par exemple, à cause du scandale du sucrage; mais il n'y a pas qu'eux. Un coup d'oeil sur la liste des AOC permettant tout à fait légalement l'enrichissement à concurrence de 1 à 2%, sans oublier l'osmose inverse, etc, est édifiant.

Et voila pourquoi on ne trouve plus beaucoup de ces rouges de 12° qui nous plaisaient tant il y a 30 ans...

Tiens, si, j'en ai trouvé voici peu chez un naturiste, le domaine des Chardons, en Costières de Nîmes.

00:16 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, Europe, France, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, degrés | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

11 juin 2011

Coup de chaud

Ma coiffeuse me le disait encore hier: "Le climat est tout détraqué". Et Madame Janssens est bien d'accord avec elle: "A la télé, ils ont dit qu'en Suisse, on est passé un un jour de 35 à 2 degrés".

Il ne manquait plus que M. Renard, un habitué; lui aurait certainement parlé des Spoutniks qui nous dérèglent le temps qu'il fait.

Et moi, je pensais en moi-même qu'avec autant de compétences réunies en un seul lieu, la météo officielle n'a qu'à bien se tenir.

Je me suis aussi rappelé de mes cours d'histoire, du réchauffement climatique... du Moyen-Age, (on l'appelle aussi "Optimum Climatique") suivi du petit âge glaciaire, à partir de la Renaissance.

Jusqu'en 1300 à peu près, les étés sont très chauds en Europe, et la vigne se trouve à son aise jusqu'en Grande-Bretagne et dans le Sud de la Scandinavie. Les gens se vêtent légèrement, la température moyenne de la mer est d'un degré de plus qu'aujourd'hui, et de deux degrés de plus qu'en 1750.

Loin de moi l'idée de diminuer l'importance du "Global Warming" actuel, dont la vigne est un témoin privilégié. D'ailleurs, à ma coiffeuse, je n'ai rien dit de tout ça. A quoi bon?

Assez vite, d'ailleurs, la conversation a bifurqué, on est passé à la lutte des classes. A la caisse, un garçon-coiffeur qui a des opinions a lancé à la cantonnade que "pour devenir riche, il fallait être un requin". Je n'ai rien dit non plus. Moi je suis plutôt du genre dauphin.

Demain, au salon de coiffure, on parlera sans doute du gouvernement qui ne vient pas, des bactéries tueuses ou de l'affaire DSK. Mais je ne vais pas chez le coiffeur tous les jours, alors je n'aurai pas la chance de m'instruire.

00:28 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, climat, réchauffement climatique | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |