11 juin 2011

Coup de chaud

Ma coiffeuse me le disait encore hier: "Le climat est tout détraqué". Et Madame Janssens est bien d'accord avec elle: "A la télé, ils ont dit qu'en Suisse, on est passé un un jour de 35 à 2 degrés".

Il ne manquait plus que M. Renard, un habitué; lui aurait certainement parlé des Spoutniks qui nous dérèglent le temps qu'il fait.

Et moi, je pensais en moi-même qu'avec autant de compétences réunies en un seul lieu, la météo officielle n'a qu'à bien se tenir.

Je me suis aussi rappelé de mes cours d'histoire, du réchauffement climatique... du Moyen-Age, (on l'appelle aussi "Optimum Climatique") suivi du petit âge glaciaire, à partir de la Renaissance.

Jusqu'en 1300 à peu près, les étés sont très chauds en Europe, et la vigne se trouve à son aise jusqu'en Grande-Bretagne et dans le Sud de la Scandinavie. Les gens se vêtent légèrement, la température moyenne de la mer est d'un degré de plus qu'aujourd'hui, et de deux degrés de plus qu'en 1750.

Loin de moi l'idée de diminuer l'importance du "Global Warming" actuel, dont la vigne est un témoin privilégié. D'ailleurs, à ma coiffeuse, je n'ai rien dit de tout ça. A quoi bon?

Assez vite, d'ailleurs, la conversation a bifurqué, on est passé à la lutte des classes. A la caisse, un garçon-coiffeur qui a des opinions a lancé à la cantonnade que "pour devenir riche, il fallait être un requin". Je n'ai rien dit non plus. Moi je suis plutôt du genre dauphin.

Demain, au salon de coiffure, on parlera sans doute du gouvernement qui ne vient pas, des bactéries tueuses ou de l'affaire DSK. Mais je ne vais pas chez le coiffeur tous les jours, alors je n'aurai pas la chance de m'instruire.

00:28 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, climat, réchauffement climatique | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

06 juin 2011

Qu’est-ce qui vous intéresse ?

Quelle histoire pourrai-je vous raconter aujourd'hui, qui n'ait pas été déjà écrite?
Vous décrirai-je les vins de ce domaine slovène ou patagon que vous ne trouverez jamais dans votre Lidl ni même, si vous visez un peu plus haut, chez votre caviste? Et dont vous n'avez rien à faire.

Vous relaterai-je par le menu mes aventures dans les Pouilles, quitte à vous assommer avec des cépages aux noms improbables? Vous prendrai-je à contrepied, en vous vantant la reconversion à la qualité de ce vignoble de production de masse? Peut-être même que vous feriez semblant d'y croire.

Ou bien vous conterai-je les vicissitudes de ce grand cru que nous n’avons, ni vous, ni moi les moyens de nous payer ? Histoire de faire exploser le compteur de visites de ce blog...

Vous amuserai-je avec une anecdote à deux balles?

Vous livrerai-je, "bruts de cuve", mes états d'âme sur les difficultés de la dégustation au long cours?

Vous infligerai-je à nouveau mes écœurements sur une viticulture où les mentions sur l'étiquette prennent le pas sur le contenu de la bouteille, et où les critiques suivent bien gentiment les codes des AOC et les modes du moment?
Je ne suis pas sûr que ça vous passionne encore. Ni moi, d'ailleurs.

Et si vous me disiez ce qui vous intéresse vraiment?

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France, Vins de tous pays | Tags : vins; vignobles, blogs de vin | Lien permanent | Commentaires (7) | | | |