22 avril 2012

Hexagonalement vôtre: les élections présidentielles vues par La Libre Belgique...

Un exemple parmi d'autres de l'étrange obsession que nourrissent certains médias belges pour les élections présidentielles françaises.

Sur le site de la Libre Belgique, toute cette après-midi, le lecteur n'a pas d'autre choix que de partager avec la rédaction (ou ce qui en tient lieu) cette passion mono-maniaque pour la politique de ses voisins.

Je précise qu'il ne s'agissait pas d'une rubrique spéciale, non, cette page s'ouvrait  automatiquement quand on cliquait sur l'adresse générale du journal "belge".

J'ai déjà dit la semaine dernière tout l'agacement que cet acharnement suscite chez moi (imaginez un peu que Le Figaro et le Monde vous bassinent pareillement avec les élections belges!), alors je ne rajoute rien.

J'espère au moins que la Libre, qui paraît tellement en manque d'actualité belge, nous informera aussi largement sur les prochaines élections anglaises, allemandes, néerlandaises, américaines et italiennes...

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La Libre Hexagonale

19:50 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France | Tags : élection présidentielle française | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

14 avril 2012

Elections présidentielles: médias belges, lâchez-nous la grappe!

Pas de rapport avec le vin, cette fois. Juste l'envie de pousser un petit coup de gueule à connotation politique - très vague, la connotation, rassurez-vous.

Je ne fais pas de politique. Mais je ne peux pas faire comme si les élections présidentielles françaises n'existaient pas.

D'autant que les médias de Belgique francophone, où je vis, relaient abondamment les informations de la campagne.

Trop abondamment à mon goût, d'ailleurs.

Je veux bien admettre que la politique française soit un peu plus animée que son homologue belge, mais s'intéresser à ce point aux déclarations de nos candidats, y compris MM. Chaminade ou Poutou, dont les chances paraissent tout de même assez minces, cela me dépasse.

Je n'invente rien: lisez ICI, ICI et ICI

Et ce n'est qu'un petit échantillon, car cela dure depuis des semaines.

Même lu par le petit bout de la lorgnette, et avec tout le surréalisme belge, ce déferlement devient grotesque.

D'une part, les Belges ne votent pas aux élections françaises. De l'autre, les retombées du choix des Français seront assez limitées en Belgique, petit pays divisé mais valeureux, et qui a ses propres usages démocratiques. En tout cas, ces retombées ne seront pas plus importantes que celles des élections allemandes ou anglaises; et pourtant, les campagnes qui se déroulent dans ces deux autres grands pays voisins sont loin de susciter la même passion médiatique. Est-ce parce que les journaux belges sont abonnés aux dépêches AFP? Est-ce juste une question de langue ou de facilité?

L'intérêt que les Belges, dans leur ensemble, sont censés avoir pour la politique française me semble encore à démontrer; d'autant que ceux qui sont réellement passionnés peuvent abondamment se rassasier sur les chaînes télé et radio françaises, ils n'ont pas besoin des resucées de RTL TVI ou de la RTBF.

Toutes proportions gardées, c'est un peu comme si tous les soirs, sur toutes les chaînes, Freddie Mercury avait dû se taper une spéciale Election Miss Universe.

Une chose m'escagasse au plus haut point: c'est d'apprendre que les médias belges vont diffuser, dès 18h, au soir des deux tours, les résultats des sondages de sorties des urnes, alors que la loi française l'interdit aux médias français avant que tous les bureaux votes soient fermés.

Il paraît que légalement, rien n'oblige les Belges (ou les Suisses) à respecter la loi française. D'accord, mais c'est quand même limite. Pas fair-play du tout. Et puis, ceux qui leur fournissent ces sondages, eux, ne se mettent-ils pas hors la loi?

Quoi qu'il en soit, pour autant que les Belges aient vraiment envie de continuer d'exister ensemble comme nation, fédérale ou confédérale, il ne me semble pas que c'est en France qu'ils trouveront la réponse à leurs problèmes. Juste un dérivatif, peut-être? Panem & circenses?

Ce n'est ni M. Mélanchon ni Mme Joly qui décideront de sauvegarder ou non le système belge d'indexation des salaires. Et ce n'est ni M. Sarkozy ni M. Hollande qui décideront de l'avenir des Francophones de la Périphérie bruxelloise.

Enfin, c'est juste mon avis, je ne suis qu'un immigré ici, et je n'y vote pas.

12:48 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France | Tags : belgique, france, elections | Lien permanent | Commentaires (20) | | | |