13 juin 2012

Fin des droits de plantation: la Cour des Comptes européenne veut qu'on la prenne en considération

Dans son dernier rapport sur la réforme de l'organisation commune du marché vitivinicole, la Cour des Comptes européenne émet plusieurs recommandations, dont celle-ci.

Je cite: "La Commission (européenne) devrait établir une estimation de l'équilibre entre l'offre et la demande dans le secteur du vin en se fondant sur des données actualisées et en incluant la libéralisation programmée des droits de plantation."

On ne s'étonnant pas qu'un organisme charger de vérfier le bon emploi des fonds alloués par l'Europe (et donc, les contribuables européens) demande que l'on mesure mieux l'impact des réformes en cours (notamment des primes à l'arrachage).

Quoi qu'il en soit, la Cour ne croit pas que l'Europe puisse revenir en arrière sur le dossier de la suppression des droits de plantation.

Le texte complet de ce rapport peut être téléchargé ICI

12 juin 2012

Droits de plantation: attention, un Castellucci peut en cacher une autre

J'ai rencontré à plusieurs reprises Federico Castellucci, le Directeur Général de l'OIV. Un type qui compte, dans notre secteur. Intelligent, compétent, fin négociateur. 

Je ne savais pas que sa fille, Giulia, était également active dans le domaine du vin. Voici qu'elle vient de se voir confier la mission de défendre les intérêts de la Confédération Européenne des Vignerons Européens (CEVI) le groupe de pression des vignerons indépendants à Bruxelles. Sans surprise, elle plaide pour le maintien des droits de plantation: «le système des droits de plantation agit non seulement comme un garde-fou contre les déséquilibres économiques, mais aussi comme un garant d’investissements durables, au-delà de la filière viticole européenne. La fin des droits de plantation signifierait la délocalisation des vignobles et représenterait un risque important de détournement de notoriété des appellations d’origine. De plus, la suppression du système, en appauvrissant subitement les entreprises de vignerons, viendrait déstabiliser profondément la vitalité économique des territoires ruraux.»

Pas très jeune, tout ça, comme rhétorique.

A écouter tous ces gens qui évoquent les risques potentiels de situations à venir, mais se gardent bien de parler des problèmes  qui se posent pour les jeunes candidats vignerons, et l'iniquité d'un système sclérosant qui survalorise des droits acquis, je vais finir moi-même par avoir peur de toute réforme.

Et si on maintenait les droits de plantation? Tant qu'à faire, il faudrait aussi réfléchir à mieux fermer le marché européen, parce que si l'on restreint les possibilités d'expansion du vignoble, qu'on ne donne pas aux gros opérateurs les moyens de lutter contre les production extra-européennes à bas coût, alors il nous faut un vrai bunker, que dis-je, une Festung Europa.

Mais ça, Papa Castellucci peut-il le défendre auprès de ses membres du Nouveau Monde?

16:45 Écrit par Hervé Lalau dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |