08 novembre 2008

Reybier (Cos d'Estournel) renonce à Montelena

Le rachat du Château Montelena (Napa, Californie) par le Français Michel Reybier, annoncé en juillet... n'aura pas lieu.

La famille Barrett, propriétaire de Montelena,  précise que Reybier n'a pas pu honorer les termes du compromis confidentiel signé entre les deux parties. Et que le domaine n'est plus à vendre. On s'étonne d'autant plus de cette issue inattendue que Michel Reybier, ancien patron du groupe charcutier Aoste-Bridou, aujourd'hui propriétaire de Cos d'Estournel (mais aussi de grosses participations dans le pétrole cubain), a la réputation d'être un homme d'affaires sérieux. Il est vrai que la crise financière a surgi entre temps.

Pour rappel, Montelena était entré dans l'histoire en 1976, en étant le premier domaine américain à s'imposer dans une compétition à l'aveugle contre des grands crus français (c'était lors du fameux Jugement de Paris).

09:55 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

04 septembre 2008

Osteria L'Intrepido

Connaissez-vous l'Osteria "L'Intrepido', à Milan? Le Wine Spectator la connaît, lui, et l'apprécie, puisqu'il vient de lui décerner son Prix d'Excellence.

Ce qui peut étonner au premier abord (et c'est ce qu'ont remarqué nos confrères du Chicago Tribune), c'est que plusieurs vins de prestige à la carte de ce restaurant ont été litéralement torpillés par le jury de dégustation du même Wine Spectator. Par exemple, l'Amarone Classico Gioe S. Sofia 1993, dont la description des arômes était la suivante: "diluant pour peinture et vernis à ongles". Pour faire bonne mesure, voici celle du Barolo riserva 1982 Bruno Giacosa (72/100 au WS): "tanins agressifs, âpres et grossiers". L'Amarone classico 1998 de Tedeschi a été noté encore plus bas (65/100), et le commentaire est sans appel: "Pas propre. Pue la réglisse". Le Barbaresco Asij Ceretto 1985 ("terreux, marécageux, viandeux, dur et tannique") ne s'en est pas mieux tiré. A croire que ce ne sont pas les mêmes qui dégustent et qui priment. Vous avez dit "cohérence"?

Mais là où l'histoire devient vraiment amusante, c'est quand on apprend que l'Osteria L'Intrepido... n'existe pas!

Cette adresse a été inventée de toute pièce par le critique Robin Goldstein, qui a inscrit ce faux restaurant au concours de WS (pour 250 dollars, tout de même), justement pour démontrer que bon nombre de prix gastronomiques et vineux ne sont pas sérieux. CQFD, Robin!

09:38 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |