20 novembre 2008

Gros "turnover" dans les vignobles américains

Le jeune blog Find a Wine vient de me proposer un échange de liens. Que j'ai accepté d'autant plus volontiers que ces jeunes-là sont sacrément sympathiques, et leurs écrits aussi. Et puis je vois qu'Iris (lisson.over-blog.com) les suit aussi, alors...

Vérifiez vous même sur www.findawine.com/blog

En avant-goût, un article sur le vignoble américain:

États-Unis : dans 10 ans, 50% des domaines auront changé de propriétaire

 

Depuis quelques années, le vin est devenu une valeur spéculative, un produit sur lequel on investit, et cette tendance n’a fait que s’accélérer récemment. Aux États-Unis, elle commence à s’étendre puisque la tendance ne concerne plus que le vin mais aussi les domaines viticoles. Il paraîtrait même que la période est propice à l’achat de domaines, selon une étude de la Silicon Valley Bank, dont le siège est en Californie.

Une étude montre, entre autres, que la population qui possède des domaines viticoles en Californie, dans l’Oregon et dans l’État de Washington (les 3 états américains qui produisent le plus de vin) est une population vieillissante, qui ne va pas tarder à commencer à vendre ses propriétés. Évidemment, tous les héritiers ne sont pas forcément enclins à reprendre le flambeau…

Actuellement, les États-Unis comptent 5000 domaines viticoles (NB: ça semble peu), qui produisent du vin sous 7000 noms de marques différents, pour les vendre à 450 distributeurs. Au cours des dernières années, le nombre de marques a doublé, et celui de distributeurs a été divisé par deux. D’où des difficultés pour les petites propriétés familiales, incapables de négocier sur les prix et de se faire la place qu’elles désireraient dans les rayons des magasins.

La quantité minimale, pour être en mesure de négocier convenablement avec les distributeurs, se situe autour d’un million de caisses produites par an. Du coup, beaucoup de petits domaines en sont loin et les domaines de taille moyenne sont justement à la recherche de petites propriétés à racheter pour arriver à cette production plancher. D’où la prédiction suivante : dans 10 ans, plus de la moitié des propriétés auront changé de main, sans doute dans le sens d’une plus grande concentration.

Mais ce n’est pas la fin des petites propriétés non plus, qui peuvent toujours compter pour s’en sortir sur des clubs de vin (très populaires aux États-Unis), et la vente directe au consommateurs.

07:16 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

08 novembre 2008

Reybier (Cos d'Estournel) renonce à Montelena

Le rachat du Château Montelena (Napa, Californie) par le Français Michel Reybier, annoncé en juillet... n'aura pas lieu.

La famille Barrett, propriétaire de Montelena,  précise que Reybier n'a pas pu honorer les termes du compromis confidentiel signé entre les deux parties. Et que le domaine n'est plus à vendre. On s'étonne d'autant plus de cette issue inattendue que Michel Reybier, ancien patron du groupe charcutier Aoste-Bridou, aujourd'hui propriétaire de Cos d'Estournel (mais aussi de grosses participations dans le pétrole cubain), a la réputation d'être un homme d'affaires sérieux. Il est vrai que la crise financière a surgi entre temps.

Pour rappel, Montelena était entré dans l'histoire en 1976, en étant le premier domaine américain à s'imposer dans une compétition à l'aveugle contre des grands crus français (c'était lors du fameux Jugement de Paris).

09:55 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |