25 mai 2010

Les jeunes américains et les grands vins: questions sans réponse

Le critique américain Eric Azimov s'intéresse aux nouvelles tenances de consommation de vin outre-Atlantique; et égratigne Bordeaux au passage: "for a significant segment of the wine-drinking population in the United States, the raves heard around the world were not enough to elicit a response beyond, perhaps, a yawn. For these people, Bordeaux, once the world's most hallowed region and the standard-bearer for all fine wines, is now largely irrelevant".

Tire-bouchon


D'accord. Mais pourquoi limiter le problème à Bordeaux? Comment s'en tirent les Barolos, les Brunellos, les Rheingau, les Madère et les Portos?

Quels sont donc les nouvelles icones vineuses des "nouveaux buveurs" américains? Comment se déterminent-ils?

Ont-ils une nouvelle logique? Est-ce une question de prix? Est-ce une question de goût (complexité versus plaisir). Est-ce une question d'image -  les jeunes buveurs veulent-ils rompre avec les vins de Papa? Ou bien encore est-ce une question d'apprentissage? Mais les jeunes veulent-ils encore faire l'apprentissage des grands vins?

Questions subsidiaires: la génération précédente était-elle vraiment si différente? Ou bien chaque génération doit-elle d'abord renier l'héritage pour le redécouvrir ensuite? Et puis, les modes du vin ne touchent-elles pas toutes les générations? Cesse-t-on d'avoir envie de découvrir quand on passe le cap des 50 ans?

Les chiffres montrent que la consommation de vin n'a pas cessé d'augmenter aux States ces 20 dernières années. Alors, est-ce que le peu d'acheteurs potentiels d'aujourd'hui des vins de prix  "baillent" vraiment plus que ceux d'hier en entendant parler des grands Bordeaux?

A moins, bien sûr, que les Américains riches se lassent du vin à valeur statutaire. Qu'ils se tournent vers le vin-qui-se-boit.

Tiens, tout à coup, je pense au Festival de Cannes. Qui s'intéresse encore vraiment à cette institution à part quelques festivaliers dont c'est le gagne-pain? Quelques pipoles et leur lot d'indécrottables grouies des deux sexes?.

Je vais parfois au cinéma, mais jamais je ne vais voir les films qui sont en compétition à Cannes. Ou plutôt, jamais Cannes ne sélectionne les films que je vais voir. Mes films sont trop grand public, pas assez cérébraux, pas assez hermétiques.

Et si les grands crus étaient au vin ce que Cannes est au cinéma? Je vous laisse méditer là dessus...


07:02 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis | Tags : americains, tendances, vin | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

03 mai 2010

Vous ne connaissez pas votre bonheur

Vous ne connaissez pas votre bonheur, amis bloggeurs, qui déposez librement vos commentaires sur ce blog. Chez Parker, c'est maintenant payant. Oui, vous avez bien lu. Il ne s'agit pas seulement de payer pour lire le contenu (ce qui se conçoit), il s'agit de s'abonner pour pouvoir commenter.

Cela ne risque-t-il pas de limiter les échanges? Est-ce là le modèle du web 3.0, 4.0 ou bien celui de la mort du web?

Les partisans de la fameuse "démocratie participative par internet" s'en retournent dans leur tombe virtuelle.

Et moi, je rigole. S'il faut que je paie pour donner au grand Bob mon avis sur des vins que je ne boirai peut-être jamais, ça fait beaucoup de conditions non remplies...

Mais après tout, c'est son affaire.

Evidemment, chez Mr Parket, comme on l'appelle en Espagne, je pourrais toujours payer avec un chèque... en bois.

07:32 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |