06 septembre 2011

Gary Vaynerchuk arrête son blog video quotidien... et moi, et moi ,et moi...

Si vous ne le connaissiez pas, vous allez apprendre en même temps son existence et son départ. Lui, c'est Gary Vaynerchuk. "Ze" wine-blogger américain. celui par qui les vidéos de dégus de vin ont explosé sur la toile américaine.

Mais après plus de trois ans d'efforts quotidiens, voilà qu'il part explorer d'autres voies, d'autres médias. Sans doute plus rentables. Il sera ainsi un des invités du prochain Wine Future, au côté de Robert Parker.

Manque de rentabilité? C'est un constat que je fais aussi (même si, vous l'avez constaté, je suis plus porté sur l'écrit que sur la vidéo). Ce blog prend du temps et ne rapporte rien. Sauf le plaisir de pouvoir s'épancher, de débonder en  toute liberté. Ce qui n'est pas rien. Et d'interagir avec vous, quand vous voulez bien vous fendre d'un commentaire.

blogs,états-unis,usa,vin

Et moi, et moi, et moi

Tiens, à propos de Chroniques Vineuses, je suis fier de vous annoncer que son audience n'a jamais été si... basse que ce dernier mois.

Comme je n'ai pas l'impression de poster moins ni moins bien (excusez ma modestie), je m'interroge, je m'introspecte pendant trois secondes neuf centièmes. Le temps de décapsuler ma bouteille. Et je bois un bon coup là-dessus. Je laisse d'autres collègues très méritants se tirer la bourre pour les premières places de classements auxquels Bibi n'entrave que couic. A quoi servirait de s'en faire? Je ne sais pas faire plus ni mieux.

Bref, comme disait M. Propre, cela n'entame pas ma bonne humeur.

Merci aux plus fidèles d'entre vous, et quant aux autres, eh bien, on ne peut pas plaire à tout le monde, qualité passe avant qualtité, et bla bla bla.

 

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Etats-Unis, France, Vins de tous pays | Tags : blogs, états-unis, usa, vin | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |

20 août 2011

Moscato, sis, ain't that sweet?

Vous connassez la dernière mode vineuse aux States? Le bon vieux muscat! Ou plutôt, le moscato, car son nom italien fait incontestablement plus branché, même quand il est Made in California. 

En trois ans, ses ventes ont triplé outre Atlantique, passant de 32 à 105 millions de dollars.

GalloFamilyMoscato.jpgAprès le pinot noir, le moscato 

 

Il paraît que ce sont des rappeurs qui ont causé ce retour en grâce (ils associent ce produit à la séduction dans leurs textes). D'ailleurs, les consommateurs se recrutent plutôt parmi les moins de 30 ans. Il semble que ce type de produits à la fois doux, aromatiques et simples soit l'idéal pour attirer des clients non consommateurs de vin. Tous les grands producteurs américains, de Gallo à Beringer en passant par Barefoot et Woodbridge, en profitent, et comme la production US ne suffit pas, on importe d'Espagne et d'Italie.

Certains le coupent même avec de la syrah ou du zinfandel pour la couleur et des arômes de fruit rouge.

C'est un marché de prix et de marque plus que d'origine. Le genre de produits que les gros faiseurs de vins sans indication de provenance pourraient fournir. 

Pas forcément ma tasse de thé ni la vôtre, mais au risque de me répéter, je crois fermement qu'il vaut mieux tabler sur ce type de produit et désengorger au passage la production d'AOP. Ce ne sont pas les mêmes clients, ou en tous cas les mêmes habitudes d'achat. A quoi bon vendre de l'AOC (et au rabais, en plus) à des gens qui n'en n'ont que faire?

A bon entendeur, saluto!

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |