18 décembre 2014

Un polémique sur Miraval, une!

Un article de Vanity Fair (France) lance une polémique à propos du vin de Brad Pitt et Angelina Joli, Miraval.

offre_vanity_fair_1_an_new_9526.jpeg_north_480x215_white.jpg

La question serait de savoir si le vin est bio ou pas.

La réponse est pourtant facile - pour quiconque traite régulièrement du vin.

Le domaine est exploité en bio. Mais le vin contient aussi des raisins de parcelles voisines qui ne sont pas bio. Raison pour laquelle le vin n'est pas étiqueté bio.

Il n'y a donc aucune tromperie, aucune entourloupe, juste l'illustration, au mieux, de l'ignorance du rédacteur de ce papier, et au pire, de sa mauvaise foi la plus crasse. Sans vouloir jouer les vedettes, c'est dans ces moments là que je me dis que le journalisme en vin a encore une certaine raison d'être. Pour bien informer, il faut être bien formé dans le sujet qu'on traite. 

Un vrai pro se serait plutôt intéressé au prix obtenu par le vin de Miraval dans le Wine Spectator - "Meilleur Rosé du Monde", c'est un peu exagéré, non?

D'abord, ça ne veut rien dire. Quel panel sérieux pourrait décider de ce qui est "meilleur" entre un Tavel, un rosé des Pouilles, un Côtes de Provence, un Oeil de Perdrix suisse, un Navarre, un Cabernet d'Anjou?

Et puis, je trouve amusant que pour la première fois qu'un magazine américain décerne ce prix (à peine si le Wine Spec considérait le rosé comme du vin, ces dernières années), il récompense des compatriotes. Stars, de surcroît.

Pour moi, c'est là le vrai scandale. Si les magazines du vin se pipolisent, leurs articles ne vaudront bientôt pas plus que ceux des torchons pour bimbos et blaireaux. Voila, c'est dit!

09:57 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, France, Pour rire, Provence | Tags : miraval, vanity fair, wine spectator | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

07 octobre 2014

Le Champagne dans la Révolution américaine

Que diriez-vous d'un peu de culture et d'histoire, aujourd'hui?

La Révolution américaine s’est faite au son du canon... et des bouchons de Champagne!

La France étant l’alliée principale des Insurgents, ses vins, d’abord assez rares à cause du blocus militaire anglais, deviennent plus accessibles et servent à fêter les victoires. Le contingent français de Lafayette en apporte sans doute sans ses malles.

George Washington en consommait assez régulièrement au Mount Vernon; son ami Robert Hunter note même que l’homme d’État américain, d’habitude très réservé, devenait beaucoup plus  disert et plus drôle après quelques verres de Champagne. 

 

1280px-Washington_and_Lafayette_at_Mount_Vernon,_1784_by_Rossiter_and_Mignot,_1859.jpg

Lafayette et Washington au Mont Vernon

Quant à Thomas Jefferson, il avait débuté sa carrière comme courtier en vin et appréciait le Champagne, qu'il classait au premier rang des vins de France avec l'Hermitage. 

Son contemporain, Benjamin Franklin, n’était pas en reste – il en parle même assez abondamment dans son fameux livre de recettes ("Benjamin Franklin’s Book of Recipes").

Une recette, en particulier, fera date dans l’histoire, celle du Champagne Punch. Celle-ci met en œuvre «deux magnums de Champagne, une bouteille de Porto, un citron, une orange, des clous de girofle et une tarte aux pomme. Bien mélanger le tout et servir dans un grand saladier à punch». 

Chiche!

Bref, Barack Obama peut bien arroser ses fêtes au Californian Champagne (sic), ses prédécesseurs, eux, ont bien mérité de de la Champagne.

00:53 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, Etats-Unis, France, Gastronomie | Tags : champagne, états-unis | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |