12 avril 2008

Rafael Palacios «Louro do Bolo » Valdeorras 2006

C'est en 2004 que Rafael Palacios (le frère d'Alvaro, qui oeuvre en Priorat et en Rioja) s’est acheté des vignes à Valdeorras, au fond de la Galice. Pas les plus faciles d’accès: il s’agit de vieilles vignes de godello, situées sur schistes et granits concassés, qui plus est en altitude. Si elles n’ont pas trouvé d’autre acquéreur, ce n’est pas par manque d’intérêt qualitatif. Mais plutôt parce que les rendements sont faibles et l’exploitation, malaisée.

 

loubl06_det_1
Louro do Bolo

 

Rafael, lui, s’est attelé à la tâche et tire de ces vignes plusieurs cuvées dont ce Louro do Bolo, un «second vin» particulièrement fringant. Cela commence par un nez de fruits blancs et de fleurs, cela se poursuit par quelques belles nuances fumées, et cela s’achève sur une petite touche saline. L’acidité soutient bien l’ensemble, c’est un vin typé avec lequel on ne s’ennuie pas une seconde, et qui nous change des cépages internationaux. Un vin pour initiés ? Même pas, car c’est le genre de produit où chacun peut apporter son niveau d'exigence et sa grille de lecture. Bref, il plaira à tous.

Contact: Rafael Palacios, 0034 600 437 277

 

11:21 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 février 2008

Garages à vendre, cher

Quand le groupe LVMH fait l'emplette d'un domaine quelque part, c'est généralement qu'il y a un coup médiatique à faire. C'est le cas avec Numanthia-Termes, la bodega espagnole que le groupe de luxe français vient d'acheter pour la bagatelle de 25 millions d'euros.

La cave est située à Toro. D'accord, ce n'est encore vraiment la première division, en matière d'appellation; mais c'est une région qui monte, surtout depuis que Ribera del Duero est devenu "un peu chère".

En termes quantitatifs non plus, le domaine n'a rien d'impressionnant: il ne produit guère que 10.000 bouteilles par an. Un rapide calcul nous indique qu'avec une bouteille à 250 euros, l'investissement est rentable en dix ans, grosso modo.

Plus important, la bodega vient d'être encensée par Robert Parker. Et ça, c'est imparable. Pensez à tous les Amerloques qui vont se disputer chaque bouteille! LVMH va devoir mettre des quotas. Peut-être même ne vendra-t-il ce vin qu'à tous ceux qui achètent au moins deux caisses de Cheval Blanc en primeur?

Bon, ce n'est pas que je sois jaloux, mais je peux également présenter à Monsieur Arnault quelques domaines qui valent le coup, en Espagne ou ailleurs... Des tonnelleries, aussi. Et même de jolis garages.

09:29 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |