06 mai 2010

Nécessité et actualité de la presse du vin

Ce midi, je pars pour Guadalajara, où je participe au Cinquième Congrès International de la Presse et du Journalisme Spécialisé.

J'y ferai un exposé sur - je vous le donne en mille - la presse du vin et de la gastronomie, aux côtés de Gonzalo Sol, d'Antonio del Abril et de Miguel Angel Almodovar.

J'aurai l'occasion d'y développer quelques idées dont je vous ai donné la primeur.

Guadalajara

Sacré programme!

 

Non, la presse du vin n'est pas composée que de pique-assiettes, de copains et de coquins.

Bien sûr qu'il y a des parents qu'on évite dans cette Grande Famille. Mais n'est-ce pas comme ça dans toutes les corporations? Bien sûr qu'il y a des grenouilles qui se font plus grosses que la maison du boeuf, des réputations usurpées, des incompétents, des faux prophètes, des prostitués; et puis des éditeurs budgétivores qui confondent publis et reportages, dossiers de fond et caisse enregistreuse, fréquentation et copinage. D'où la propension de certains communicants à classe les journalistes dans la catégorie "femme à journée".

Je pense que le lecteur n'est pas dupe, ni de l'emphase, ni de la vanité, ni des compromissions.

Parallèlement, bloggeurs amateurs et autres aficionados nous mettent la pression; je pense que c'est une chance pour nous. Celle de nous distinguer par une nouvelle éthique (oh, en toute modestie!), une nouvelle exigence de qualité.

Non, la presse du vin n'est pas morte, elle doit juste se réinventer...

 

 

 

 

02:30 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Tags : presse, deontologie | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

12 mars 2010

Ribeiro, hier et aujourd'hui

Je vous écris de Galice, et plus précisément du Ribeiro, où un petit groupe de journalistes est venu découvrir les enfants de la Treixadura, de la Loureira, du Torrontes et de l'Albarino - entre autres. Ceci, sous la houlette de la dynamique présidente de l'association espagnole des Journalistes du Vin, Isabel Mijares, et du plus Galicien des journalistes vineux espagnols, j'ai nommé Luis Paadin.

Ce vignoble de quelque 2700 ha est situé plus à l'Est que les Rias Baixas - l'autre grande dénomination galicienne, et aussi plus dans l'intérieur.

Galicia

Pazo Casanova (Photo H. Lalau)

Le paysage est très vert, les vignobles - minuscules, pour la plupart, forment une véritable marquetterie de parcelles. Qui en pentes douces, qui en terrasses, entre 75 et 400m, généralement le long des deux cours d'eaux de la région: le Minho, l'Avia. Qui sur granite, qui sur schistes. Le tout parsemé de chapelles, de monastères ou de petits silots à grain sur pilotis, typiques de la région. C'est assez beau.

Mais le Ribeiro possède un autre titre de gloire: il s'agit d'une très vieille région viticole, et autour d'elle s'est crée dès la fin du Moyen-âge un commerce florissant. Une forte communauté juive s'était installée là, dont les affaires rayonnaient sur une bonne partie de l'Europe. Pour la petite histoire, les premiers vins exportés vers l'Amérique, dès les premières années de l'établissement des Espagnols, étaient des vins du Ribeiro - des archives concernant le procès de Chrisophe Colomb parlent de 2 pipes de "bon vin de Ribadavia". Et un siècle plus tard, d'autres documents attestent un courant commercial solide (plus de cent pipes), sans doute favorisé par la présence de nombreux Galiciens chez les Conquistadors, et même d'un Vice-Roi - le Duc de Monterrei.

Toujours pour la petite histoire, c'est cette même communauté, expulsée d'Espagne par des édits, qui fondera au Portugal le premier négoce du Porto.

En ce qui concernbe les Ribeiro d'aujourd'hui, quelques incontournables:
-Vina Mein (non barriqué) ****
-Campante "Alma" (Tostado) et gran Reborada **
-Cunqueiro **
-Casanova Maxima ****
-Eduardo Pena**
-Formigo Teira X***

06:50 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |