21 août 2010

Pernod Ricard se réorganise

L'été est peut-être placé sous le signe du pastis, mais pour Pernod Ricard, ç'aura plutôt été celui de la réorganisation. D'une part, pour réduire ses dettes (on dit "consolider"), Pernod Ricard a vendu deux belles marques  de sa filiale espagnole Domecq, à savoir Marques de Arienzo et Vina Eguia (à Marques de Riscal et Bodegas Muriel). Montant de la vente (qui comprend plus de 350ha de vignes et terrains): à peine 28 millions d'euros.

Parallèlement, le groupe français (qui n'exploite pas de vignes en France) a regroupé toutes ses vodkas, y compris Wyborova, dans The Absolut Group. Et pour faire bonne mesure, toutes ses marques de vins "stratégiques"  ont été versées dans un pôle spécifique: "Premium Wine Brands". Cela concerne notamment Jacob's Creek (Australie), Brancott  (Ex-Montana, Nouvelle-Zélande) et Campo Viejo (Espagne).

Un prélude à une vente par appartements et à un désengagement du vin? Qui vivra verra.

19 août 2010

Neuf bodegas de Jerez condamnées pour entente illicite

Neuf bodegas de Jerez et le Consorcio Regulador de la DO ont été condamnés par la Commission Nationale espagnole de la Concurrence à une amende de quelque 6 millions d'euro pour entente sur les prix. Les faits se sont déroulés entre 2001 et 2008.

Il s'agit des Bodegas Williams & Humbert (condamnées à 2,3 millions euros), Bodegas José Estévez (1,25 million), Bodegas Barbadillo (900.000 euros), Bodegas González Byass (870.000 euros), Bodegas Emilio Lustau (400.000 euros), Bodegas Pedro Romero (240.000 euros), Bodegas J. Ferris (135.000 euros) et Caydsa (28.000 euros). La neuviève bodega impliquée, Bellavista, condamnée à 670.000 euros, a été exemptée du paiement, en raison de sa coopération avec la Commission. C'est elle, en effet, qui a dénoncé les faits. Ce qui ne devrait pas la rendre très populaire parmi ses consoeurs...

Une telle entente serait plus choquante si les prix du sherry n'étaient pas aussi bas, et ce, depuis des années! S'entendre sur un prix minimum, quand le produit est à ce point bradé, c'est peut-être légalement condamnable, mais dans les faits, on peut comprendre...

D'autant qu'ailleurs sur la planète vin, combien de syndicats de producteurs réclament des prix minimum?

 

00:20 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, Europe | Tags : jerez, sherry, espagne, vin, vignoble, concurrence | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |