11 novembre 2010

Vino de Naranja

Encore un produit "un poco particular": le vino de Naranja. Une spécialité andalouse, et plus précisément, de Condado de Huelva. On fait macérer des oranges dans du vin. Rien à voir avec la sangria, cependant, les plus réussis sont vraiment très fins, cela reste du vin malgré le nez marqué par l'orange (plus les zestes que la pulpe, d'ailleurs).

Il existe aussi des brandies traitées d'une façon similaire.

A mon jury du concours de Séville, noius avons vu passer deux de ces produits - un de chaque, pour être précis - et nous l'avons très bien noté. Je vous en dis plus quand je sais leurs noms.

Hasta luego!

14:05 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Tags : vin, vignoble, naranja, orange | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

10 novembre 2010

From Sevilla with Love... and Gonzalez Byass

De Séville, en vitesse, pendant que fonctionne la connexion internet, un grand moment à partager avec vous...

Hier, en visite chez Gonzales Byass, à Jérez (je ne compte plus le nombre de fois), j'ai revu la Concha, la cave des Apôtres, le petit verre du raton, et autres joyeuses attractions. Mais j'ai aussi pu déguster "algo especial".

A savoir: un palo cortado de 30 ans de la collection añada - c'est à dire, non élevé en solera, mais millésimé- une exception dans l'exception, en quelque sorte. Production: 650 bouteilles ou quelque chose du genre. Pour la famille et le Club des vrais aficionados.

Gonzalez Byass.jpgEdicion limitada

Bon, la description du procédé me prendrait trop de temps, le palo cortado est déjà une étoile rare dans  la galaxie des Jérez. Mais ce qui vous intéressera sans doute plus, c'est le produit lui même; ça commence comme un amontillado, avec en plus des notes de cognac très fines, issues du bois; ça vire vers l'abricot sec, la figue, le vin doux, toujours au nez; mais en bouche, c'est sec comme un coup de trique; pourtant, il y a un certain gras, une sensation d'enrobage, un peu comme avec un bon cacao (du glycérol, sans doute). Et puis c'est long, mais long!

Bref, ce vin est paradoxal depuis sa conception jusqu'à sa composition. Le dépouillement d'un Satie et l'emphase d'un Wagner sur la même partition. Mais c'est plus qu'audible: c'est buvable, et même, oserai-je dire, délectable.

Le genre de choses qu'on ne boit pas tous les jours. Ah, si la France voulait bien s'intéresser au sherry...

 

 

 

17:04 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |