25 mai 2012

Le Cava progresse en France

En un an, les ventes de Cava en France ont progressé de 24%, pour atteindre 2,8 millions de cols (chiffres GMS).

L'effervescent catalan pourrait bien assez vite rattappé le Lambrusco, traditionnellement le plus consommé des effervescents en France.

Elément étonnant: ces ventes sont presque exclusivement le fait d'un opérateur, le groupe Freixenet.

En rapportant le chiffre d'affaires global (15,2 millions d'euros) au volume vendu, on obtient un prix moyen à la bouteille de 5,4 euros.

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00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, France | Tags : cava, effervescents, france, espagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

05 mai 2012

Pancho Campo, Master of Wane

Les habitués de ce blog se rappellent sans doute de Pancho Campo. Dans le cas contraire, voici de quoi leur rafraîchir la mémoire.

http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2011/12/01/jumillaga...

et http://hlalau.skynetblogs.be/archive/2011/12/12/pancho-ca...

Si je vous en reparle aujourd'hui, c'est que M. Campo a finalement décidé de renoncer à son titre de Master of Wine.

Une décision motivée, selon lui, par le fait qu'il n'est plus actif dans le monde du vin.

Bien entendu, cette décision n'a aucun rapport avec l'enquête de moralité dont il fait l'objet de la part de l'Institute of Masters of Wine (enquête qui aurait pu déboucher cette semaine sur une suspension, voire une expulsion).

Je note tout de même qu'en 2010, lorsque le Circle of Wine Writers avait envisagé de le suspendre, suite à l'alerte Interpol émise contre lui, M. Campo avait également décidé de se retirer de lui-même.

Il y a pourtant une différence: alors que pour le CWW, l'affliation est effectivement subordonnée au fait que le membre exerce toujours une activité dans le vin, le titre de Master of Wine, lui, n'est soumis à aucune condition de ce type.

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C'est déjà du passé...

 

Par ailleurs, on peut se demander si M. Campo a réellement abandonné le milieu du vin - sa Wine Academy of Spain a bien été  incorporée dans une plus grosse structure (Chrand Management), et son épouse en a repris la direction, mais  il y en reste administrateur.

Il est dommage que cette affaire finisse ainsi: on ne connaîtra jamais les conclusions de l'Institute of Masters of Wine.

Elles auraient pourtant permis d'éclairer certaines zones d'ombre. Et notamment, de dégager les vraies responsabilités de M. Campo. Celui-ci, jusqu'à présent, a toujours plaidé la bonne foi, menaçant même ses détracteurs, au premier rang desquels mon confrère Jim Budd, de recours en justice pour diffamation.

Elles auraient aussi permis à Robert Parker de se faire une idée plus juste des modalités de sa collaboration avec M. Campo.

Si l'étoile de M. Campo a considérablement pâli ces derniers temps, et s'il est probable qu"il se fasse beaucoup plus discret dans les mois qui viennent, bon nombre de questions restent posées:

Primo, quelle valeur accorder au "Spanish Report" du Wine Advocate, à présent que l'on sait que la sélection des régions et des bodegas visitées était monnayée?

Secundo, les DO espagnoles ayant contracté avec M. Campo pour la venue de Jay Miller, et dont les vins ont été dégustés, mais pour lesquels les notes de dégustation ne seront pas publiées par le Wine Advocate, seront-elles dédommagées?

Tertio, peut-on s'attendre à ce que M. Parker reconnaîsse un jour son erreur?

Question subsidiaire: peut-on nous assurer que ce genre de pratiques n'existe pas ailleurs?

00:15 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |