20 octobre 2012

Destination soleil, vigne... et bien plus encore

C'est l'automne, il a déjà gelé plusieurs fois le matin; alors vous avez déjà des envies de soleil, de plages et de chaleur.
Les vacances de la Toussaint, c'est presque demain; et puis viendra Noël. Et si vous ne fêtiez pas chez Mamie, cette année? Mais comment concilier l'inconciliable? Trouver une destination où il y a du soleil, mais aussi de quoi ne pas bronzer assoifé, ni idiot; et le tout, pour un tarif démocratique?

J'ai ce qu'il vous faut. Lanzarote, aux Canaries.

Côté températures, pas de problème: fourchette en novembre: min. 17°, max. 24°.

Côté vin, une région extraordinaire, et je pèse mes mots, la geria. Des vignes plantées dans des trous de lave, entourés de murets, pour résister aux alizés, ce n'est pas courant. Pas plus que la malvasia qu'on y produit - ce cépage étonnant se décline dans les 3 couleurs, en sec et en doux. 

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La Geria (photo: Axel Jageneau –  ©jageneau.com)

Mais une fois sorti de la chaise longue, des visites de caves et du musée El Grifo, il reste encore pas mal à faire sur l'île. Il y a le Parc National de Timanfaya, bien sûr, le Jardin de Cactus, les Montagnes du Feu, la Grotte des Verdes, le Castillo San José, les villages préservés de l'intérieur...

Et puis, il y a tout ce qui est autour.

En effet, les eaux entre Lanzarote et sa voisine Fuerteventura comptent parmi les plus claires et les riches en faune et en flore de la planète. Sans compter qu'elles ont une température idéale tout au long de l'année. C'est donc un endroit de rêve pour la plongée sous-marine. Vous êtes un plongeur chevronné? Il y a de quoi satisfaire les plus blasés. Vous n'avez jamais plongé? Qu'à cela ne tienne, apprenez sur place.

Une adresse: Big Blue Sea, Playa Blanca. Une équipe de moniteurs expérimentée, multilingues (français, néerlandais, anglais, allemand, espagnol), sympathiques, et connaissant les beaux spots comme leur poche. Non, je ne suis pas payé pour l'écrire! C'est un copain qui m'a fait le compte rendu.

Et quant au côté démocratique, notez que l'ile est desservie par plusieurs lignes low-cost (intéressant si vous voulez loger chez l'habitant ou changer fréquemment d'endroit) et de nombreux tour-operators...

Bon, si jamais j'arrête la chronique vineuse, je peux toujours essayer les offices de tourisme..

00:18 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

16 octobre 2012

34 centimes le litre!

Certes, les données sont vieilles d'un an, mais à la lumière du dernier rapport Rabobank, on constate que la France est à présent le deuxième importateur mondial de vin en vrac, avec 5,2 millions d'hectos (contre 9,3 millions à l'Allemagne, et 3,8 millions à la Grande-Bretagne).

Surprenant, non, pour un pays qui n'arrive pas à écouler toute sa production, et dont la consommation par tête d"habitant n'arrête pas de baisser?

C'est une question de prix, bien sûr: le prix moyen au litre de vin importé en France est de 34 centimes d'euro. Ces importations, en 2011, provenaient principalement d'Espagne, et on ne parle évidemment pas de Mas La Plana, de Pesquera ou de Vega Sicilia, mais de vin de table (de la Mancha ou de Valence, essentiellement). Tous ces vins ne se retrouvent d'ailleurs pas tels quels dans la bouteille, on les assemble à l'occasion à d'autres pour les vendre sous la mention de "Mélange de Vins de différents Pays de l'Union Européenne", dans un certain anonymat.

Ce ne sont pas vraiment les vins qui passionnent les oenophiles, mais il existent, et gardent un public de buveur de volume surtout focalisés sur le prix.

Ce qui m'étonne le plus, c'est la faiblesse du prix à la production que suppose ce prix à l'importation.

Cela nourrit-il encore son homme, en l'occurrence, son Espagnol?

 

00:09 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, Europe, France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |