17 juin 2013

Jaume Gramona, nouveau président de l'Institut del Cava

Jaume Gramona a été élu à la présidence du l'Institut del Cava lors de la dernière assemblée générale de l'association. Il obtient également un siège au Consejo Regulador de la DO.

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Parmi ses priorités, on trouve la hiérarchisation des zones de production au sein de l'appellation (qui rappelons-le, n'est pas limitée au seul Penedès ni à la seule Catalogne) et la revalorisation des prix du raisin.

Depuis deux ans environ, la DO Cava est confrontée à une hémorragie de producteurs de renom, mais aussi à la paupérisation des viticulteurs de base.

L'Institut del Cava représente 70 entreprises, réalisant environ 90% des ventes de Cava.

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

27 avril 2013

Et pourtant, elle fuit! (chronique dézinguée)

Si vous lisez ce blog régulièrement, vous savez que je ne suis guère favorable aux incongruités architecturales qui font de beaux paysages qui ne demandaient rien à personne les galeries à ciel ouvert de créateurs débridés. J'avoue même une certaine animosité vis à vis des nouveaux chais de Château Faugères, Cheval Blanc et La Croizille, dans le cadre d'un site classé.

Ca ne veut pas dire que je suis totalement hermétique à l'art contemporain. Certaines réalisations, en Autriche, en Afrique du Sud ou en Espagne, m'impressionnent même.

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Ysios (Photo Josu Goñi Etxabe)

Prenez le cas de la nouvelle bodega d'Ysios (Domecq/Pernod-Ricard), en Rioja. On dirait une vague. Mais il fait avouer qu'elle se fond plutôt bien dans le paysage (et puis, ce paysage là n'est pas classé). C'est d'ailleurs l'oeuvre d'un architecte connu, Santiago Calatrava, qui a également réalisé un auditorium à Ténériffe, une gare à Liège et un pont à Venise (jugé inutile par une bonne partie de la population, mais c'est une autre histoire).

Là où le bât blesse, chez Ysios, c'est que les poutres qui soutiennent la charpente ont joué. Que le toit du "monument" fuit. Ce serait gênant pour une gare ou un auditorium. Ca l'est tout autant pour une cave, qui, quoi qu'en en dise, ne fait pas de l'art pour l'art. Et à défaut de pouvoir changer l'eau en vin, un toit se doit aussi d'être fonctionnel.

Alors, Bodegas Domecq réclame 2 millions d'euros à l'architecte, dont les équipes n'ont pas pu résoudre le problème.

Le groupe veut faire reconstruire le toit, tout en lui gardant son aspect.

Moralité: l'art et la zinguerie ne font pas toujours bon ménage. Pour le premier, l'hermétisme est un défaut; pour le second, une qualité...

00:14 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |