28 octobre 2011
Corse: Skalli revend le Clos Poggiale
Skalli vient de vendre sa filiale Terra Vecchia, le holding du Clos Poggiale, au vigneron corse Jean-François Renucci, qui, en dehors de ses activités personnelles, est aussi président de de l’Union des Vignerons de l’Ile de Beauté (UVIB). C'est d'ailleurs la force commerciale de cette coopérative qui aura désormais la charge de vendre les vins de Poggiale.

La côte orientale vue de la corniche de la Castaniccia
Le Clos Poggiale, qui se situe sur la Côte Orientale de l'île, était dans les mains de la famille Skalli depuis les années 1960, époque de l'arrivée massive des rapatriés d'Algérie dans la zone, qu'ils n'ont pas peu contribuée à mettre en valeur.
Jusqu'à présent, ses vins ne m'ont guère enthousiasmé.
00:03 Écrit par Hervé Lalau dans Corse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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30 septembre 2011
69.970 exploitations viticoles en France
C'est officiel, ce sont les chiffres du recensement agricole 2010: la France compte 69.970 exploitations spécialisées en viticulture, totalisant une superficie de 789.000 ha. En 2005, elles étaient 77.660 et en 2000, 92.000. La baisse est donc de 24 % en 10 ans.
Les grandes et moyennes exploitations (celles dont le chiffre d'affaires est supérieur à 25000 euros par an) ont plutôt mieux résisté à l'érosion, puisqu'elles sont passées de 55.000 unités en 2000 à 47.000 en 2010, soit une baisse de 15%.
Deux petits commentaires de mon cru:
1° Moins de 25.000 euros par an, c'est bien peu pour faire vivre une famille. Il y a bien sûr des entreprises qui ne font pas que de la viticulture, mais tout de même, cela pose la question de la viabilité.
2° La surface moyenne de l'exploitation française est de 11 hectares. Ca peut être suffisant pour vivre dans les grands crus de Bourgogne ou de Bordeaux (il faut cependant tenir compte des impôts fonciers), mais c'est notoirement insuffisant pour les régions à faible notoriété.
Deux pistes diamétralement opposées s'offrent à ces petits exploitants défavorisés: d'un côté, la valorisation (le bio, la biodynamie, les efforts qualitatifs qui permettent de sortir du lot et de vendre plus cher); de l'autre, l'abaissement des coûts de revient par l'augmentation des rendements et la mécanisation, notamment.
La première me semble promise a plus d'avenir, compte tenu des charges qui pèsent sur l'entreprise en France, et que ne connaissent pas les pays concurrents. Ces charges pèsent encore plus lourd quand on vend à bas prix.
J'oubliais deux autres "solutions", mais qui ne permettent pas de pérenniser l'exploitation: l'arrachage des vignes et la revente à des structures plus grandes. Ce sont ces deux dernières pistes qui expliquent l'évolution enregistrée par le recensement.
00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Alsace, Beaujolais, Bordeaux, Bourgogne, Champagne, Charentes, Corse, France, Jura, Languedoc, Loire, Midi, Provence, Rhône, Roussillon, Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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