16 octobre 2007

Cono Sur, première cave "CO2 compensée"

Très engagée sur le plan écologique depuis sa fondation, Cono Sur applique les méthodes de l'agriculture intégrée depuis 1998 et annonce maintenant être la première cave 100% "CO2 compensée".

Éoliennes

Ce résultat, la cave chilienne l'a obtenu notamment "en soutenant des projets d'énergie renouvelable", précise son directeur général Adolfo Hurtado... et notamment un grand réseau d'éoliennes en Turquie.

Ce genre d'initiative séduit de plus en plus d'acheteurs des grandes surfaces, notamment en Grande-Bretagne.

On ignore cependant si ces distributeurs incluent dans leur bilan écologique... le transport depuis le Chili (et l'énergie fossile ainsi utilisée). A vous de juger de l'intérêt de la démarche. Moi, j'ai mes doutes.

Plus d'info: http://www.conosur.com

(c) Hervé Lalau 

 

                
 

17:10 Écrit par Hervé Lalau dans Chili | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

15 octobre 2007

Alka 2003, Hacienda Araucano (Chili)

Il était une fois deux frères, héritiers d’une famille de propriétaires du Bordelais, qui avaient envie de voir au-delà des mers ce que donnait la vigne loin de leurs riantes campagnes.

Ils trouvèrent domaines à leur pied en Espagne, d’abord, puis à Fitou, en Argentine, au Portugal… et au Chili. C’est dans ce dernier pays – et plus précisément dans la Colchagua, que les deux frères ont acheté l’Hacienda Araucano. Et c’est là qu’ils ont sélectionné leurs meilleurs carménères, qui nous donnent aujourd’hui cet Alka – le coq, en langue araucano.

Le carménène est un magnifique lien entre leur Bordelais natal (d’où il a pratiquement disparu avec le phylloxera) et le Chili, où il a longtemps été pris pour du merlot. La parcelle d’où sont issus ces carménères porte des vignes de plus de 15 ans, au rendement très bas. Les «hermanos» ont dû se montrer patients, car la maturité du carménère est assez tardive.

Mais trève de blabla, nous sommes ici face à un vin puissant qui s’impose au nez par un fruit très intense (griotte) mâtiné de cannelle et d’herbes de la garrigue. En bouche, on retrouve notre cerise dans une version plus mûre, et de la mûre, justement ; les tannins très bien fondus rivalisent avec le fruité pour soutenir le vin. L’expérience dure longtemps, ce seigneur des Andes ne manque pas de fond. Pas exactement un vin efféminé, si vous voyez ce que je veux dire ;  mais pas non plus une caricature bodybuildée. C’est qu’on peut être élégant… et costaud. Réservez-le donc pour une viande braisée (un Chilien con carne, pourquoi pas), des plats robustes, et ne comptez pas forcément vider la bouteille en une fois (15°).
Un dernier clin d'oeil pour les amateurs de bons mots (je n'ai pas pu résister): pas besoin de Selzer pour cet Alka (ah ah).

(c) Hervé Lalau

Chronique publiée dans In Vino Veritas (rubrique Nouveautés-Coups de Coeur)

15:08 Écrit par Hervé Lalau dans Chili | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |