01 novembre 2008

Santa Rita - In Memoriam

Ricardo Claro Valdés, le proprétaire de Santa Rita, est décédé le 28 octobre à l'âge de 74 ans, victime d'une attaque cardiaque.

Avocat de formation, devenu magnat du transport chilien, mais aussi des mines, du verre, de la métallurgie et des médias, Ricardo Claro avait repris Santa Rita en 1980 à la famille Fernandez, et avait développé la marque sur les marchés internationaux. Ses activités dans le vin s'étaient rapidement étoffées, au rythme des acquisitions (Viña Carmen et Terra Andina, au Chili même, puis Doña Paula, en Argentine).

Claro était très lié à l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet, occupant divers postes dans des cabinets ministériels immédiatement après le coup d'Etat de 1973 et l'assassinat de Salvador Allende. Il fut également le représentant du régime Pinochet à l'Organisation des Etats Américains. Fidèle d'entre les fidèles, Claro visita même Pinochet en Angleterre lorsque le général y fut arrêté.

Le groupe Claro pèserait aujourd'hui quelque 2,7 milliards d'euros. Claro Valdés n'ayant pas d"héritier direct, on ne sait pas encore qui prendra les rênes de son empire.

 

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14:48 Écrit par Hervé Lalau dans Chili | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

06 janvier 2008

Chili, anno 2007

A nos lecteurs hispanisants, je ne peux que conseiller la lecture sur www.planetavino.com (1) de deux articles de ma consoeur Mariana Martinez, consacrés aux marques qui ont fait l'actualité chilienne en 2007, sous les titres de "MARCANDO TENDENCIAS" et de "GRANDES ESTRENOS". Deux illustrations du dynamisme de la viticulture andine, avec laquelle il faudra toujours compter, dorénavant.

Mariana Martínez
Mariana Martinez

 


Pour faire bonne mesure, je vous livre ici l'analyse de Mariana (en français, cette fois-ci) sur l'évolution actuelle de la viticulture chilienne.

La nouvelle révolution du vin chilien

“Il est long, le chemin parcouru par le vin chilien, depuis que les missionnaires espagnols ont planté leurs premières vignes dans le pays, au 16ème siècle. Aussi long que le territoire lui-même : 4.500 km, dont 1.000 présentent des conditions favorables à la vigne. 
Ce territoire est délimité en façade par le Pacifique, et derrière par les Andes. Ce sont ces frontières naturelles qui ont forgé peu à peu le caractère des vins, leurs styles. Il y a les sévères cabernets sauvignons nés au pied de la Cordillère et de ses neiges éternelles. Il y a les surprenants carménères des vallées intérieures plus chaudes ; les rafraîchissants sauvignons et les pinots noirs juteux des vallées côtières, plus fraîches, de San Antonio et de Casablanca.
Aujourd’hui, leurs producteurs ouvrent leurs yeux et découvrent le terroir; ils se mettent en quête des meilleurs sols pour mieux équilibrer leurs vignobles, abandonnant les terres trop riches. Ils mesurent les températures, ils achètent les meilleurs clones et sélectionnent les parcelles les mieux adaptées à chaque cépage; aux quatre coins du pays, on essaye d’identifier le potentiel des terroirs si divers qui le composent – la recherche ne fait que commencer. Très bientôt, on entendra parler des vallées de Limarí, d’Elqui, de Choapa, d’Aconcagua, de Curicó, de Maule et de Bío-Bío.
C’est ce travail qui va permettre au Chili de prendre un nouveau chemin que celui entamé dans les années 80, à savoir qui consistait à produire des vins économiques au rapport qualité-prix imbattable.
Une nouvelle révolution est en cours, celle des vins de classe internationale, à laquelle les Chiliens sont fiers de participer.”

                         Mariana Martinez


 (1) Sur www.planetavino.com, on lira aussi avec intérêt les articles de nos excellents collègues Patricio Tapia, Daniel Greve et Eduardo Brenthauer.

 

 

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Chili | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |