10 octobre 2008

Les ventes de Champagne en baisse de 2 à 3% en 2008

Les bulles, pas plus que les arbres, ne montent jamais jusqu’au ciel.

Selon le Comité interprofessionnel des vins de champagne, qui se base sur les chiffres arrêtés au deuxième trimestre 2008, les ventes de champagne devraient être de  334 millions de bouteilles en 2008.  Soit 3% de moins qu’en 2007, année record il est vrai, avec 338,7 milliosn de cols.
«Pas de quoi s’alarmer», pour Daniel Lorson, directeur marketing du CIVC.
Mais ce qui est plus inquiétant, c’est la baisse continue des ventes aux Etats-Unis (22% sur les 6 premiers mois de 2008, après une baisse de 6% l’an dernier).
Les expéditions vers l’Union Européenne sont presque stables (-0,8%). Les marchés émergents (Russie, +35%), Hong Kong (+9%) et l’inde (+49%) sont mieux orientés ; c’est d’autant plus  important qu’ils génèrent une belle rentabilité. Est-ce ce qu’on pourrait appeler une Champagne à deux vitesses ?

10:31 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

30 septembre 2008

Joyeuse Veuve Devaux

Dans l'In Vino Veritas qui paraîtra dans quelques jours, Marc Vanhellemont consacre un article aux Champagne Veuve Devaux. Le voici en avant première.

 

Dveaux2

Veuve Devaux, maison auboise de qualité

 

Devaux, une veuve joyeuse et élégante

Jules et Auguste Devaux créent leur Maison de Champagne en 1846. Le succès naissant s’amplifie quand Madame Veuve Augusta Devaux leur succède. Champenoise de caractère, elle développe la marque et exporte rapidement les ¾ de la production. Cinq générations plus tard, Jean Pol Auguste Devaux confie l’avenir de ses champagnes à l’Union Auboise. En 100 ans, la gamme Veuve A. Devaux a certes évolué… mais sans jamais perdre son identité, comme l’intensité du Rosé en témoigne…

Rosé Intense Champagne Veuve Devaux

Surprenant rosé sombre, presque rouge. Une multitude de perles nacrées éclaire de l’intérieur ce rubis liquide en colliers concentriques. Le nez en reste coi, puis prend conscience du bouillonnement riche d’où montent groseille à maquereau et griotte, la rose et le jasmin. Vineux, il laisse sur la langue la trace de son grain tannique, griffures légères, séductrices qui dessinent des arabesques de poivre, de muscade, de cannelle. En baume sur la langue viennent s’étaler gelées de framboise et de cerise. Quant au minéral, il trace un liseré amer subtil au goût de noyau.

Il d’agit d’un rosé de saignée assemblant des  Pinots Noirs du terroir des Riceys, là où l’exposition permet la meilleure maturité.
Eraflés ou en grappes entières, les raisins macèrent 3 jours, 2 remontages quotidiens à la clé. Lorsque la couleur est jugée adéquate, le moût est décuvé et va fermenter en cuve thermorégulée. La malo se fait. Le vin reste 3 ans en cave avant dégorgement. Dosage : 10 g/l. L’intensité de sa robe et la gourmandise du fruit sont dues à la base de 2003, millésime chaud qui a engendré une maturité exceptionnelle du Pinot Noir. Les 12% de vins de réserve garantissent fraîcheur et onctuosité.


Devaux

Cuvée D  Millésimé 2000  Veuve Devaux

La série D correspond à une sélection des parcelles les mieux exposées, en tenant compte de l’âge des vignes. Celles qui donnent naissance aux grappes les plus saines et aux raisins les plus concentrés.
Un millésime chasse l’autre, 2000 a remplacé 1996. Bilan : on perd le confit, le grillé et la fleur sèche au profit d’une fraîcheur sapide, d’une robe qui reprend ses reflets vert nacré, d’une envolée florale, d’une succession d’agrumes.
Toutefois, ce n’est pas un jeunot !  La belle année de sa conception a donné des maturités bien abouties. Résultat : de l’ampleur, du volume, du charnu. Au sein de cette richesse évoluent des chapelets de bulles à n’en pas finir. Tumulte frénétique d’où jaillit une curieuse association fruitée où les baies rouges le disputent aux chairs jaunes et à l’amande grillée. La bouche envoie les lèvres en éclaireur, elles se maculent de mousse onctueuse, bien vite raflée par la langue, qui répercute l’info : fraîcheur citronnée comme paramètre principal, des fruits pour l’habiller, griotte, pêche-abricot, fraise, mangue, un fond minéral un rien miellé pour l’ossature, puis encore le grillé léger de la croûte de pain, une note florale dissimulée, il faut y revenir, iris, c’est dit. Complet et harmonieux, il offre une superbe persistance. Avalé, on le croit encore présent. 

Les acteurs: 52,5% de Chardonnay de la Côte des Blancs apportent finesse et élégance, caractère floral et aérien ;  47,5% de Pinot Noir de la Côte des Bar déterminent puissance et architecture, mais aussi la délicatesse du fruit rouge.
Tous deux fermentent en cuve et passent la malo. Dosage: 10 g/l.

                                                                                            Marc Vanhellemont

09:22 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne | Tags : vin, champagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |