02 avril 2015

Réunissons la Champagne!

Vous savez que je ne fais pas de politique, ou alors, viticole, de temps à autre - sans me faire d'illusion, d'ailleurs, sur ma capacité d'influencer quoi que ce soit.

Une petite exception, aujourd'hui, à propos des élections en Charente.

Rassurez-vous, je ne donnerai aucune instruction de vote pour l'élection du président du département, qui a lieu aujourd'hui.

Je voulais juste faire remarquer que dans ce pays viticole, la répartition gauche droite suivait d'assez près les limites des crus. Toute la Champagne (Petite et Grande), ainsi que les Borderies, ont voté à droite, alors que les fins bois ont voté majoritairement à gauche.

Je me demande donc si la prochaine réforme territoriale française ne devrait pas en tenir compte. 

Pourquoi, plutôt que de réunir Champagne, Lorraine et Alsace, ne pas plutôt réunir les deux Champagne, celle du Nord et celle du Sud?

Qui a dit que les régions devaient être contigües? L'important n'est-il pas plutôt qu'elles aient quelque chose en commun? Une production, par exemple? Vous me qu'il n'y a pas grand chose en commun entre le brandy et bulles. Je vous réponds: Louis Vuitton Moët Hennessy.

henessy grand champagne.png

PS. Et puis, dans un second temps, on essaiera d'annexer le Champagne suisse.

10:28 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, Charentes | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

22 mars 2015

Il y a 200 ans… le vin de Napoléon

Il y a 200 ans, presque jour pour jour, le 20 mars 1815, Napoléon Bonaparte remontait sur le trône.

Trois semaines plus tôt, celui que la presse monarchiste appelait encore l’Ogre corse quittait l’Ile d’Elbe et débarquait à Golfe Juan. Phénomène amusant, au fil des jours et des ralliements, le ton changeait dans les journaux, l’usurpateur redevenant l’Empereur.

napoleon-bonaparte-retour-ile-elbe.jpg

20 mars 1815 , Rentrée de Napoléon aux Tuileries. Grav. sur bois d’après un dessin de Félix Philippoteaux

Paris fit même la fête à Napoléon.

Mais quelle était le vin préféré de Bonaparte? Un Champagne, en souvenir de ses jeunes années à Brienne?
Un Chianti, en souvenir de ses campagnes italiennes?
Ni l’un ni l’autre, mais le Chambertin, sans doute découvert à Auxonne par celui qui n’étant encore que Lieutenant d’artillerie, de 1788 à 1791.
 
Voila qui peut sembler flatteur pour l’illustre cru de Bourgogne.
Sauf que Napoléon le coupait d’eau! Sa recette: 50/50.
 
Les prix du Chambertin étaient pourtant encore loin de ceux d’aujourd’hui…

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, Champagne, Italie | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |