03 décembre 2011

Ma coiffeuse offre le Champagne... italien

Je vous ai déjà parlé de ma coiffeuse - le dernier salon où l'on cause, de tout, de rien, n'importe comment.

Pendant qu'on me coiffait, je n'ai pas pu ne pas entendre... Entre deux thèses particulièrement éclairantes sur DSK et le Prince Laurent de Belgique (il paraît qu'ils suent, tous les deux), une capillo-spécialiste a fait l'annonce suivante: la veille de Noël, le salon va offrir le Champagne à ses clients.

-"Mais quelle marque avez-vous choisie?", a demandé la cliente à laquelle l'employée avait fait cette alléchante confidence.

-"Du Martini".

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D'où j'ai déduit que le CIVC avait encore du boulot pour faire comprendre, selon son slogan éculé, "qu'il n'est de Champagne que de Champagne".

Notez, je me demande s'il ne valait pas mieux que ce ne soit du Prosecco. Parce que ma coiffeuse, qui l'a essayé, le trouve un peu trop sec, et va acheter de la liqueur de cassis pour l'adoucir un peu. On aura donc un bon Kir italien.

Heureusement, ma coupe était presque terminée, alors je suis parti sans demander mon reste, avant que les inspecteurs de la répression des fraudes ne viennent embarquer ma coiffeuse. Avec les grandes oreilles du réseau Echelon, c'est sûr, les avocats du CIVC savent tout ce qui se dit sur le Champagne...

 

 

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Champagne, Italie, Pour rire | Tags : champagne, italie, prosecco | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

01 décembre 2011

"Dis Papa, le Champagne, c'est pour les riches?"

On voit mal des publicitaires associer une marque de Champagne et une ambiance misérabiliste. Vous imaginez une campagne mettant en scène un SDF au bord du Canal Saint Martin, un magnum de Krug à la main?

Le glamour, les stars, le sado-maso, le phallique, l'onirique, et même le gay ou le lesbian chic, d'accord, on a donné; mais ça, jamais! Même au pays des neiges éternelles décrit par Begbéder, il y a des limites.

Est-ce une raison pour continuer à nous vendre le Champagne comme un produit élitiste? Ca se discute, surtout en ces temps de crise. Dans cette optique, la dernière campagne de Thiénot m'interpelle.

Un, je n'ai pas le look "gendre idéal" d'un jeune-ambassadeur-de-la-maison. Deux, Je ne me balade pas sur les aérodromes avec mon étui de roteux (à moins que ce soit un parachute, on voit mal). Trois, quand je mets un costume, je n'enlève pas ma cravate pour faire plus décontracté. Quatre, je ne me prends pas pour James Bond. Cinq, je n'ai pas de Piper - je parle de l'avion privé, pas du Champagne. Regardez bien, on voit son hélice dans le coin de l'annonce...

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Moi, je ne suis ni "exclusif", ni "sélect", et je ne "rayonne" pas, comme dit la pub. Bref, je ne me reconnais pas dans les valeurs de la marque.

Je crois que je vais plutôt me servir un verre de Jacquart. C'est une coopérative, d'accord; mais ses Champagnes sont bons, et accessibles. Même les "entrées de gamme", les Cuvées Mosaïque (BSA blanc et rosé) sont étonnantes d'équilibre - je vous en reparlerai. En plus, j'ai rencontré l'oenologue, Floriane Eznack, la semaine dernière; elle est non seulement compétente, mais en plus, elle ne se prend pas pour une icone de la jet set.

Ma fille me demandait l'autre jour "Dis Papa, le Champagne, c'est une boisson de riches?". J'ai envie de lui répondre: "Ca dépend de la marque".

00:41 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |