10 juin 2012

Les paysages viticoles de Champagne officiellement candidats au classement Unesco

On doit encore me prouver que ça sert à quelque chose, mais au moins, ça ne fait pas de tort. Les paysages viticoles de Champagne sont officiellement candidats pour être classés au patrimoine de l'Humanité de l'Unesco.

C'est vrai qu'il y a de jolis villages vignerons en Champagne. Mais aussi pas mal de terroirs à patate. Pas mal de pesticides dans les nappes phréatiques. Est-ce que ça entre en ligne de comte, quand on doit faire la preuve de la Valeur Universelle Exceptionnelle d'une zone à classer? L'Universalité de la pollution, c'est une idée qui se défend, effectivement.

En Champagne viticole, y a aussi pas mal de caves boîtes-à-chaussures, de chancres visuels et de terrains plats comme ma main.

Et si je demandais qu'on classe ma main?

00:11 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

02 juin 2012

Veuve Clicquot: vins et dégustateurs d'exception (nécrophiles et coprophages)

Alors que les 4 bouteilles de Veuve Clicquot de 170 ans retrouvées dans la Baltique vont être mises à prix, les experts sont divisés sur les qualités organoleptiques du vieux nectar.

Le dégustateur choisi par Artcurial, la maison qui met le vin aux enchères, s'appelle Richard Juhlin. Pour lui, le vénérable Champagne a un nez de fleurs et d'agrumes, quelque peu teinté de notes de Brie de Meaux, sans doute dues à la réduction (après 170 ans au fond de la mer, il est effectivement possible que le vin ait besoin d'un peu d'air).

Un autre expert du Champagne, l'Anglais Tom Stevenson, est plus direct: il parle certes d'un bon équilibre acide, de fruits de verger, d'une joyeuse simplicité. Mais aussi d'un arôme de fumier de cheval. Et prévient l'acheteur que cette odeur est très persistante. Le vocabulaire est sans ambages: "it reeks... it stinks" (ça pue).

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Le Fumier... et le cheval  en prime (photo Malene Thyssen)

 

Je n'avais pas l'intention de faire une offre, mais tout de même, voila qui refroidit toutes mes hypothétiques ardeurs.

Je suis assez ouvert, comme garçon. Mais si à la nécrophilie (très prisée à Montral, ces temps-ci), il faut ajouter la coprophagie, je préfère m'abstenir; quitte à passer pour ringard.

Par contre, je suis émerveillé par les qualités de dégustateurs des deux experts. Moi, quand le nez d'un vin est à ce point défectueux, je ne peux lui trouver d'autres arômes. Essayez un peu de mettre du fumier dans votre cuisine à côté d'un panier de fruits et dites moi ce que vous sentez...

00:43 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |