01 décembre 2009

Un chum au Canada

J'aimerais vous présenter aujourd'hui un confrère québécois bien sympathique (c'est presque un pléonasme), à savoir Jean Aubry. Avec ses airs d'éternel ado, Jean en ferait presque oublier qu'il a pas mal roulé sa bosse sur la planète vineuse. Jugez un peu de son CV.

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Jean Aubry

 

Tout commence avec la passion du vin, qui le prend à la fin des années 70. Décidé à en faire  son métier, Jean part pour la France en 1986 pour suivre une formation à l’Institut d’œnologie de Bordeaux où il obtient son diplôme d’aptitude à la dégustation (D.U.A.D.), devenant l’un des premiers québécois à recevoir ce diplôme. Il complète sur place sa formation par deux stages de vinification auprès de Jean-Claude Berrouet au Châteaux Petrus & Lafleur-Gazin (excusez du peu), et chez Taittinger, en Champagne. De retour au Québec, il attaque sa carrière devenant animateur et chroniqueur vineux.

Lauréat de plusieurs prix journalistiques, Jean se partage entre ses chroniques au journal Le Devoir  et au magazine L’Actualité Médicale, et ses interventions hebdomadaires sur les ondes de Radio-Canada. Depuis 6 ans, il publie aussi le Guide Aubry des 100 meilleurs vins à moins de 25$, chez Transcontinental.

Il est aussi co-fondateur de la nouvelle méthode d’apprentissage au vin dawine® qu’il a développé à l’Ecole des femmes du vin à Paris de 2003 à 2007.

Et ça lui donne envore l'occasion de traîner ses guêtres en France, comme à Saint Emilion, où je l'ai rencontré en septembre.

Voila ce que l'on peut appeler un emploi du temps chargé! Mais avec une tête bien pleine, une bonne dose d'humour et pas mal de travail, Jean assure. Si les Québécois n'existaient pas, il faudrait les inventer, tsé...

07:38 Écrit par Hervé Lalau dans Canada | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 août 2009

L'origine? Bof...

S'il faut en croire un sondage réalisé par la firme californienne Beringer au Canada, et commenté par mon excellent confrère québécois Mathieu Turbide (Méchant Raisin), moins on consomme de vin, et moins on s'inquiète de sa provenance.

Ainsi, alors que 79% des Colombiens britanniques et 78% des Québécois veulent savoir de quelle région au juste provient le vin qu'ils achètent, cela n'intéresse que 55% des gens au Manitoba et en Saskatchewan. Deux endroits où le nectar de Bacchus est toujours en terre de mission, apparemment.

Turbide se demande si le vin, dans ces deux provinces, n'est pas perçu comme un soda.

En moyenne, toutes provinces confondues, et toujours selon Beringer, 71% des Canadiens s'intéressent à l'origine, mais 80% à la marque de leur vin. Turbide soupçonne Beringer d'avoir des arrières-pensées en diffusant ce sondage, lui qui produit des vins californiens, certes, mais sur l'étiquette desquels la région précise d'origine des raisins est rarement mentionnée. Au passage, Méchant Raisin justifie pleinement son nom en qualifiant de "détestable" le White Zinfandel du même Beringer.

Ce qui me surprend, en tant qu'Européen, c'est qu'il y ait des gens pour dire qu'ils ne s'intéressent pas à la provenance du vin qu'ils achètent. A quoi sert que les AOP se décarcassent?

Mais les Américains ne voient souvent dans les mentions d'origine que des marques d'un genre particulier, dont ils contestent d'ailleurs la valeur. Pour eux, Coca-Cola sera toujours plus fort que Côtes du Rhône, car Cola-Cola gère toute sa production et sa communication, quand les Côtes du Rhône sont une marque partagée, et qui signe des produits de qualité disparate.

Question de point de vue, bien sûr, il y a du vrai des deux côtés. Mais Dieu que le monde serait triste sans nos bonnes vieilles AOC, même médiocres, et avec seulement quelques garndes marques bodybuildées par le marketing...

Plus d'info: http://mechantraisin.canoe.com/

00:16 Écrit par Hervé Lalau dans Canada | Tags : canada, origine, californie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |