22 février 2011

Le pinot néo-zélandais selon Marc André Gagnon

Toutes affaires cessantes, allez lire sur le site de mon copain Gagnon (Vin Québec) sa superbe chronique sur le pinot chez les Kiwis... c'est court, percutant, un peu vache (à peine), et surtout, extrêmement jubilatoire...

Bref, c'est ICI

20:35 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, Canada, France, Nouvelle-Zélande, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

29 octobre 2010

Dur d'hériter de vin, au Québec!

Vous le savez, je m'intéresse de près à ce qui se passe au Québec, ayant eu l'occasion de visiter la Belle Province et de constater l'engouement sincère de ses habitants pour le vin, d'où qu'il vienne. Et même pour en produire, ce qui n'est pas une mince affaire.

Je vous ai dit tout le bien que je pensais du programme Educ'Alcool, qui informe plutôt que d'il ne réprime ou ne diabolise, comme on le fait si facilement de ce côté-ci de l'Atlantique, comme pour se laver les mains du problème.

Je vous ai encore parlé de l'offre impressionnante des magasins de la SAQ, un monopole qui vous ferait presque aimer les monopoles.

De là à dire que tout va bien dans le meilleur des mondes du vin, sur les bords du Saint Laurent, il y a un pas dans la neige que je ne franchirai pas.

Que penser, en effet, de la mésaventure de M. Klause? Ce Québécois vient d'hériter de son père domicilié en France 120 bouteilles de vin; mais pour rapatrier ses bouteilles, il devrait régler au Monopole, en plus des droits de douane, entre 66% et 126% de la valeur des vins. Plus cher que ce qu'ils ne valent! Vous parlez d'un héritage!

La SAQ, qui applique les règles, dit qu'elle ne peut pas faire d'exception. Elle fait observer que ces règles sont d'ailleurs à peu près les mêmes dans tout le Canada. Elles n'en sont pas moins mauvaises et il convient d'en changer.

On a conseillé à M. Klause de vendre ses bouteilles et de rapatrier l'argent. C'est faire injure au côté sentimental de cet héritage. Et puis, qu'on m'explique pourquoi le cash aurait-il meilleure odeur que le liquide? La valeur du vin n'est-elle pas la même dans le patrimoine, qu'il soit en bouteille ou en monnaie sonnante et trébuchante?

D'autant que M. Klause devra certainement payer des frais de notaires et des taxes en France, déjà - sauf à refuser son héritage. Rajoutez les droits québécois, et vous avez quelque chose qui ressemble furieusement à une double imposition. Ce que le droit international condamne, si je ne m'abuse. (amis avocats, vous qui  lisez ce blog, éclairez-moi sur cet aspect transnational).

Quoi qu'il en soit, ce ne sont pas les quelques héritages de caves survenant chaque année qui vont grever le budget provincial. La SAQ se grandirait donc à peu de frais en reexaminant la question, quitte à demander au pouvoir législatif d'adopter une dérogation spéciale pour ce genre de cas limite. Ce qui nous semble à tous juste et légitime deviendrait alors légal, et c'est là la marque d'une nation vraiment démocratique.

Sans vouloir donner de leçon, moi, le Maudit Français...

 

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Canada | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |