16 novembre 2012

Indépendance de la critique

Désolé de vous emm... encore avec ça alors que vous ne cherchez ici peut-être que quelques bons commentaires de vins (rassurez-vous, vous en aurez), mais un des derniers éditos de mon ami québécois Marc-André Gagnon relance la polémique sur le thème de la liberté des critiques de vin. C'est ICI, et comme d'habitude, c'est très bien argumenté. C'est pour ça qu'on l'aime, notre Gagnon!

Bien sûr, il parle d'une situation particulière (le Québec vit dans une situation de monopole de la distribution des alcools), mais à bien y regarder, le problème est universeL

En ce qui me concerne, je ne prétend pas laver plus blanc que blanc, je n'accable personne, mais je vous le confirme: la recherche de l'indépendance et de l'objectivité (aussi inaccessible que l'étoile de Brel) est un combat de chaque jour.

Le journalisme viticole n'est qu'un type de journalisme parmi d'autres, les mêmes règles déontologiques s'y appliquent. Je parle bien des journalistes - méfiez-vous des imitations, un critique n'est pas forcément journaliste.

10:39 Écrit par Hervé Lalau dans Canada, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

05 novembre 2012

SAQ: ça sent le moisi!

C'est mon collègue Jim Budd qui me l'apprend (heureusement qu'il y a les blogs): la Société des Alcools du Québec est sous le coup d'une plainte au tribunal, de la part d'un des ses clients Montréalais, M. Robert Chiraz. Celui-ci avait  confié au monopole provincial l'entreposage de ses vins dans un lieu garantissant "une conservation optimale", et voici que ses caisses sont touchées par la moisissure. L'histoire date de mars 2010, mais la plainte est beaucoup plus récente (octobre 2012), M. Chiraz n'ayant apparemment pas pu obtenir directement une trasaction satisfaisante de la part de la SAQ.

Après  expertise, il affirme que les conditions de température et d'hygrométrie mal régulées ont entraîné l'appartition de champignons. A voir certaines photos produites dans la presse, le problème est sérieux.

Ca sent le moisi!

Comme il s'agit de vins de prix (Léoville Las Cases, La Romanée Conti Clos Saint Jacques, etc..) et de lots importants (4.000 bouteilles), le dédommagement exigé par l'avocat du plaignant est salé: 926.000 dollars canadiens.

Plus d'info: ICI, ICI et ICI

00:19 Écrit par Hervé Lalau dans Canada | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |