22 février 2009

Givry Premier Cru Clos du Cellier aux Moines 2006

On ne le dira jamais assez, les pinots sur calcaires bruns de Givry comptent parmi les plus purs de la Côte Chalonnaise (et au-delà). Au 14ème siècle, Philippe Le Hardi en offrait déjà à son beau-père le Comte de Flandre! Plus prosaïquement, notre rédac' chef nous en a servi cette semaine chez In Vino Veritas.

Cellier aux Moines


Le Clos du Cellier aux Moines est un Premier Cru du nord de l’AOC. On trouve plusieurs étiquettes de ce cru, celle du Domaine éponyme, aux mains de Catherine & Philippe Pascal. Ceux-ci en confient la commercialisation aux Devillard, propriétaires du Château de Chamirey, mais aussi, à Givry, du Domaine de La Ferté. Juste retour de l’histoire: en 1250, le Clos du Cellier a été défriché par les Cisterciens de la Ferté.
Voici pour la mémoire, mais dans la bouteille de ce 2006, le vin n’a rien de poussiéreux; certes, à l’ouverture du guichet, l’ambiance est un peu compassée, mais le temps d’un avé, déboule un fruité exubérant de fraise et de griotte, qui n’est pas sans rappeler la Côte de Beaune. En bouche, le vin est riche, la texture serrée, mais les tannins suaves, de petites notes fumées réveillent la finale. Vous avez succombé à cette gourmandise ? Vous me réciterez trois Pater, mon fils.

 

09:41 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

11 février 2009

Non, Michel Laroche n'est pas mort!

On m'adresse à l'instant ce communiqué de Christine Ontivero, chargée de relations publiques qui compte dans sa clientèle plusieurs grandes pointures du vin. C'est pour moi un un honneur de le reproduire:

 

"Depuis quelques mois, des rumeurs malveillantes circulent sur Michel Laroche qui se doit, pour y mettre un terme - du moins il l'espère - de diffuser ce communiqué, un peu comme Isabelle Adjani avait dû voici quelques années se présenter au JT de 20 heures pour dire que NON, elle n'avait pas le Sida.

Voici donc ce que Michel Laroche, ce grand Monsieur dont je suis très fière de porter les couleurs, me demande de diffuser.

J'espère que cela calmera les "langues de vipère" comme Michel m'a demandé de les nommer. En tout cas, merci à tous ceux qui préfèrent savoir LA vérité avant de diffuser n'importe quoi. Cela vous honore !"

Cordialement


Christine Ontivéro
52, av. de Grande Bretagne 66000 PERPIGNAN
Tél. : 04 68 51 10 89 - Fax : 04 68 51 35 47
www.christineontivero.com - E.mail : ontivero@wanadoo.fr

 

LAROCHE
Michel Laroche



"C'est bien connu, c'est toujours au café du commerce qu'il faut aller faire un tour si on veut savoir ce qui se passe chez soi... mais c'est tout de même agaçant de devoir prendre la parole pour se justifier par rapport aux colporteurs de ragots !
Je vais donc très simplement expliquer mes motivations et mes actions pour mettre un terme à tous les bruits qui circulent :
J'ai 63 ans, ça fait très exactement 42 ans que je vais au boulot tous les matins, j'aime mon métier, j'y ai pris beaucoup de plaisir et je l'ai toujours fait avec passion... ceci étant dit cela fait quand même 42 ans et comme je n'ai pas de successeur désigné pour assurer la relève, je songe plus que sérieusement à prendre du recul... J'ai encore mille choses à découvrir sur cette terre et je ne veux surtout pas finir ma vie derrière mon bureau, ce serait mon plus grand échec... je laisse ce plaisir à d'autres.
En 2007, j'ai donc mandaté  une banque d'affaires pour identifier le successeur qui reprendra la société à l'horizon de 3 à 5 ans. J'ai rencontré une quinzaine de candidats au cours du premier semestre 2008... évidemment ça fait beaucoup de langues pour parler... surtout ceux qui n'ont pas été retenus... Le deuxième semestre a été consacré à définir lequel des trois candidats finaux allait être choisi ; c'est maintenant chose faite depuis la fin de l'année dernière.
Ce n'est qu'à l'issue des vérifications usuelles ... et si elles sont satisfaisantes, que je serai, avec le successeur désigné, en mesure d'annoncer son identité. Cela ne sera pas possible avant... vous me comprendrez, j'en suis certain.


Mais laissez moi vous raconter la dernière qui circule en Champagne; «C'est Charles-Hubert qui appelle son ami François (tous deux sont dans le commerce du vin). Allo François-Xavier... alors comment ça marche le business en ce moment ?....Charles-Hubert : Hum... chez nous ça va, on fait 10 % de plus que l'an dernier. François-Xavier : ... OK, je vois que tu as du monde chez toi, je te rappellerai demain !»


Alors, même si la profession n'est pas très ouverte à raconter ses malheurs du moment, j'ai personnellement toujours eu une attitude contraire qui consiste à communiquer et je vous dis que la récession est réelle et sérieuse et qu'elle ne touche pas que l'automobile.
Je crois, en ma qualité de chef d'entreprise, avoir pris les décisions qui s'imposaient. J'ai retenu l'hypothèse que nous allions connaître pendant 18 mois une activité réduite de 25 % (j'espère avoir tort... mais peut-être pas...) et là je vous assure qu'il faut prendre des décisions sévères pour réduire les charges de l'entreprise et faire en sorte que les banquiers vous suivent... évidemment tout ça fait beaucoup jaser...  je me suis donc employé à la tâche en novembre et décembre dernier, ça n'a pas été une partie de plaisir mais c'est maintenant chose faite et tout est en ordre. Je peux regarder l'avenir avec confiance.
... Alors les langues de vipères avec leurs calomnies en sont pour leurs frais... ces chers confrères devront encore attendre avant de se délecter de nos malheurs... c'est sans doute signe qu'au fil des années nous avons réussi à construire une entreprise qui inspire autre chose que de l'indifférence.

Merci à tous pour votre confiance"

 
Chablis le 11 février 2009,
Michel Laroche

18:03 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |