10 mars 2009

Dallas-sur-Serein

Il s'en passe des choses à Chablis! Josiane Châtelain, propriétaire d'un beau domaine viticole à Fontenay-près-Chablis, a été empoisonnée pendant plus de 6 mois à l'arsenic par son vigneron de mari.

Chaque jour, entre 2004 et 2005, Jacky Châtelain verse dans sa soupe un peu de l'arsenic destiné aux traitements de la vigne. Josiane a des maux de tête, d'atroces douleurs à l'abdomen et maigrit à vue d'oeil - la vigneronne manque bien d'y laisser la vie, et reste handicapée.

Curieusement, les symptomes cessent après la séparation de la victime d'avec son mari. Au centre anti-poison de Paris, où on l'hospitalise, on détecte bien une grosse dose d'arsenic dans son sang mais l'enquête ne donne rien, à l'époque. Il faut attendre près de 4 ans et une relance de l'enquête par une juge d'instruction d'Auxerre, pour confondre l'ex-mari, installé entre-temps dans le Var.

Celui-ci se disait négligé par sa femme au profit de l'exploitation; il avait trouvé là une manière radicale de recouvrer sa liberté sentimentale... et accessoirement, de mettre la main sur le domaine de 35 ha, qui englobe de très beaux crus.

 

La morale de l'histoire: quand on vous dit qu'il faut limiter le nombre de traitements dans la vigne, ce ne sont pas des blagues!

07:57 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

22 février 2009

Givry Premier Cru Clos du Cellier aux Moines 2006

On ne le dira jamais assez, les pinots sur calcaires bruns de Givry comptent parmi les plus purs de la Côte Chalonnaise (et au-delà). Au 14ème siècle, Philippe Le Hardi en offrait déjà à son beau-père le Comte de Flandre! Plus prosaïquement, notre rédac' chef nous en a servi cette semaine chez In Vino Veritas.

Cellier aux Moines


Le Clos du Cellier aux Moines est un Premier Cru du nord de l’AOC. On trouve plusieurs étiquettes de ce cru, celle du Domaine éponyme, aux mains de Catherine & Philippe Pascal. Ceux-ci en confient la commercialisation aux Devillard, propriétaires du Château de Chamirey, mais aussi, à Givry, du Domaine de La Ferté. Juste retour de l’histoire: en 1250, le Clos du Cellier a été défriché par les Cisterciens de la Ferté.
Voici pour la mémoire, mais dans la bouteille de ce 2006, le vin n’a rien de poussiéreux; certes, à l’ouverture du guichet, l’ambiance est un peu compassée, mais le temps d’un avé, déboule un fruité exubérant de fraise et de griotte, qui n’est pas sans rappeler la Côte de Beaune. En bouche, le vin est riche, la texture serrée, mais les tannins suaves, de petites notes fumées réveillent la finale. Vous avez succombé à cette gourmandise ? Vous me réciterez trois Pater, mon fils.

 

09:41 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |