25 décembre 2009

Ce que j'ai bu hier

Ce que j'ai bu hier soir, pour le réveillon?

Un Vosne-Romanée 2000 du Domaine Sirugue.

Sirugue

 

 

Joli nez de framboise mêlé à des notes plus évoluées, épices, sous bois. La bouche est vive, bien soutenue par la charpente acide, avec malgré tout une impression soyeuse. Bonne longueur, boisé très bien dosé, avec même un fugace retour du fruit en finale. On aurait peut-être aimé un tout petit peu plus d'ampleur et de rondeur en bouche, mais c'était tout de même très très bon. Et ce n'est qu'un Vosne "générique", pas un premier cru...

J'ai aussi repensé au moment où j'ai reçu cette bouteille, dans la cave des Sirugue, de la main de Marie-France et de Daniel, auxquels j'avais eu la bêtise de confier que 2000 était l'année de naissance de mon fils Olivier.

Merci.

 

 

 

 

 

00:08 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Tags : vin, fetes | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

19 décembre 2009

AOP, protection des médiocres?

Je porte à votre connaissance un petit texte que j'ai déposé, voici quelques jours, sur le blog du GJE. Je ne prétend pas faire l'unanimité, je ne demande même qu'à être contredit... Alors, à vos commentaires!


Amoureux de la Bourgogne et de ses vins, j'ai pourtant du mal à défendre sa qualité en dents de scie, surtout en rouge. Compte tenu du prix, facteur aggravant, et compte tenu de sa production, en volume comme en qualité moyenne, c'est miraculeux qu'on lui consacre encore autant de commentaires (chapeau au GJE de réunir tant de passionnés, à ce propos, M. Mauss).

Quant à l'impact comparé de l'homme et du terroir, c'est sans doute en Bourgogne qu'on peut en trouver l'illustration la plus achevée: au Clos de Vougeot, notamment, qui produit le meilleur comme le pire, en fonction des vignerons et des sols.

A propos, ne devrait-on pas, au nom de la défense des intérêts du consommateur, demander à l'INAO de redessiner ce cru? Si le terroir existe, alors délimitons-le sérieusement!


Autre proposition dans cette même approche; scinder les Corbières (complètement disparates au plan climatique, notamment) et Fitou (première AOC du Languedoc, mais coupée en deux).


J'admire l'enthousiasme de nos amis experts, leurs connaissances microclimatiques, mais pour redescendre au niveau du consommateur lambda, avouons que l'AOP (et même le climat) est le royaume de l'amalgame qui protège trop de médiocres.

22:11 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |