28 janvier 2016

Trois étoiles de la galaxie Béjot

530 ha de vignes, 10 millions de cols vendus, 40 millions d'euros de chiffre d'affaires...  Le groupe Béjot est un des nouveaux ténors de la viticulture bourguignonne. On imagine un industriel du vin, et à y regarder de plus près on découvre une petite galaxie de marques et de domaines fédérés par un homme, Vincent Sauvestre, mais qui gardent toute leur latitude en matière d'apports en raisin, de vinification, de positionnement. 

Ces marques ont pour noms Chartron & Trébuchet, Pierre André, Moillard, Sauvestre ou La Reine Pédauque, notamment.

Voici trois étoiles dans cette constellation...

Chartron & Trébuchet Meursault Premier Cru Les Genevrières 2013

De belles senteurs florales (camomille, acacia, une pointe de miel), juste ce qu'il faut de gras, une bonne longueur avec le retour du miel et des fleurs en finale. C'est bien Meursault, mais ça n'a rien de pesant. 

IMG_8004.jpg

 

Pierre André Gevrey-Chambertin 2013

Pas de doute, c'est bien du pinot. Son nez à la fois gourmand et guilleret de cerise noire, de framboise et de fraise écrasée en témoigne. La bouche nous offre en prime de beaux épices, quelques notes de torréfaction. Et ce n'est qu'une appellation communale!

IMG_8006.jpg

Vincent Sauvestre Aloxe-Corton Premier Cru Les Maréchaudes 2010

Les Maréchaudes sont un climat un peu  part, sur Aloxe-Corton, puisqu'il s'agit d'un ancien marais. Rien d'aqueux, cependant, dans ce vin au nez raffiné (cassis, mûre, épices douces, une pointe de cannelle), à la bouche suave et délicatement tannique, avec en finale des jolies notes florales (violette, pivoine).

IMG_8009.jpg

Contact: http://www.bejot.com/

00:25 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

30 novembre 2015

Chablis Premier Cru Fourchaume 2013, de Brocard

J'ai souvent un peu de mal avec le Chablis dans sa jeunesse. Ce n'est pas que je n'aime pas la minéralité ni l'acidité, c'est plutôt que dans les premiers mois du vin, je la trouve un peu coupante - comme si le squelette dépassait de la chair.

Mais après quelque temps, souvent, je constate que les choses s'arrangent. 

Fourchaume.JPG

J'en veux pour preuve ce Fourchaume 2013, de Jean-Marc Brocard, qui, certes, ne manque pas de vivacité, mais qui l'enrobe à présent dans une drap de soie, un gras subtil; sans rien avoir perdu de la séduction de son fruit (citron, ananas, mais aussi rhubarbe). J'aime aussi la belle pointe d'amertume qui me réjouit les papilles, comme un dernier coup de fouet pour relancer l'attelage...

Il paraît que Fourchaume produit des vins parmi les plus riches et les plus gourmands de Chablis. Tant mieux! Qui a envie de boire des vins pauvres et austères?

A propos de Jean-Marc Brocard, voir aussi ICI et ICI

12:06 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |