15 janvier 2012

BGO: les chiffres

Complétons l'information publiée hier à propos des futurs Coteaux Bourguignons, appellés à remplacer le Bourgogne Grand Ordinaire. Certes, comme je l'indiquais, l'appellation couvre une grande étendue de surface potentielle, de l'Yonne au Rhône en passant par la Côte d'Or et la Saône et Loire - sans parler d'une grande variété de sols et de climats, au sens général comme au sens bourguignon.

Mais il faut raison garder: le BGO, ce ne sont actuellement que 135 ha revendiqués (dont 110 pour le rouge) et environ 6.700 hectolitres de production. Pas vraiment de quoi bouleverser l'équilibre de la production régionale.

A titre de comparaison, Gevrey-Chambertin, à elle seule, représente 433 ha (dont 78 de premier crus) et 19.827 hectolitres de production (moyenne 2003-2007, chiffres du Syndicat Viticole).

Les Coteaux Bourguignons ne devraient pas avoir beaucoup de mal à faire plus - et mieux, pour autant que les vignerons adhèrent à la formule.

 

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

14 janvier 2012

Le BGO devient CB

L'Institut national de l'origine et de la qualité vient d'approuver le cahier des charges de  la nouvelle appellation «Côteaux Bourguignons», appelée à remplacer le «Bourgogne Grand Ordinaire». Ne reste plus au ministre qu'à signer le décret.
 
Très vaste appellation, elle englobera toute la Bourgogne viticole, du Chablisien au Beaujolais - ce qui pose à nouveau le problème du fameux lien au terroir, l'AOC devant à mon sens être réservée aux petites structures. Les IGP ne sont pourtant pas faits pour les chiens... mais c'est un autre débat.

Outre le nom, censé être plus porteur, rien ne semble avoir été modifié dans le cahier des charges, si l'on s'en tient au document publié en juillet 2010 dans le cadre de la procédure nationale d'opposition - voir ICI

Ceux qui attendaient la mise en place de normes plus restrictives en matière d'aire de production, de rendements ou de pratiques oenologiques en seront donc pour leurs frais. De toute façon, la procédure d'opposition ne concernait que les modifications par rapport au cahier des charges antérieur, qui, comme on l'a vu, ne semble toucher que le nom de l'appellation.

Toutefois, le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne veut voir dans cette nouvelle appellation une sorte de tremplin pour faire découvrir la Bourgogne aux nouveaux consommateurs, et insiste sur le fait qu'il doit s'agir d'une «appellation de revendication et non plus de repli».

A l'appui de cette affirmation, le BIVB souligne que les parcelles devront être affectées à l'année aux Côteaux Bourguignons. Plus question, donc, de vins déclassés.

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