14 décembre 2013

Bientôt trois Grands Crus à Pommard?

Le dossier déposé à L'INAO par les vignerons de Pommard, pour la reconnaissance comme Grand Crus des Premiers crus Les Rugiens, Les Epenots et Le Clos des Epeneaux, est à présent bouclé. 47 des  48 producteurs de ces premiers crus ont approuvé le projet.

Curieusement (?), tout le monde en Bourgogne ne se réjouit pas à cette perspective, et certainement pas L’Union des Grands Crus, qui craint que la notion de grands crus puisse s'en trouver "galvaudée".

Pour rappel, la Bourgogne, qui est à l'origine de la notion de cru, au sens de terroir identifié, comprend actuellement 34 Grands Crus, réparties entre trois sous-régions: Chablis, Côte de Beaune et Côte de Nuits.

Pourtant, Pommard, ne manque pas d'arguments, qu'ils soient historiques, économiques ou pédologiques.

Ces trois terroirs ont d'ailleurs depuis longtemps la reconnaissance des oenophiles et se vendent sensiblement plus chers.

Il faudra cependant plusieurs années pour que l'INAO rende son avis.

 

00:25 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

26 novembre 2013

Le péril jaune, façon Vosne-Romanée

Sur Vitisphère, l'ancien associé de M. Yi Shi, honorable investisseur chinois, a cru devoir réaffirmer que ses vignes de Vosne-Romanée restaient belles et bien françaises. Je n'ai pas tout à fait compris la nature de l'accord qui liait M. Pascal Chevigny à M. Shi, ni comment il s'en était libéré, mais voilà, M. Shi n'est propriétaire de rien à Vosne-Romanée, ne l'est plus, ne l'a jamais été (cochez la case correspondante).

Et quand bien même!

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Est-ce que ça gêne nos vignerons de vendre à Pékin ou à Shanghaï?
Ou d'acheter des téléphones ou des ordinateurs Made in China?
Et est-ce que ça gêne nos hôteliers et nos restaurateurs d'accueillir des touristes chinois?
Demandons-nous un peu où en serait la France du vin, aujourd'hui, avec la baisse de la consommation intérieure, si son marché était totalement fermé...

Félicitons-nous plutôt que les investisseurs chinois, ou russes, ou américains s'intéressent encore à nous malgré nos mauvaises manières - à défaut, ils iront en Espagne ou en Italie, par exemple, développer nos concurrents...

10:12 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |