27 avril 2012

Haut Bailly et Carbonnieux

Reçu du Château Haut Bailly

Avec le retour des beaux jours, déjà le soleil brille et l’air se réchauffe dans la campagne bordelaise. Bientôt, il sera doux de parcourir les vignes, de pousser la porte des châteaux, de découvrir leurs jardins, le secret et la fraîcheur des chais.

Dès le mois de mai, deux Crus Classés de Graves ouvrent leurs portes chaque samedi pour des visites et dégustation en duo. Destinées à un large public d’amateurs, les Bicolores offrent la possibilité de découvrir l’art de l’élaboration du vin blanc au Château Carbonnieux et du vin rouge au Château Haut-Bailly.
Pour la quatrième année consécutive, ces deux grands crus voisins s’associent pour proposer une expérience unique en appellation Pessac-Léognan. Cette année, les Bicolores ont lieu les samedis 5, 12, 19 et 26 mai et sont accessibles au tarif de 15€ par personne. Les demandes d’information et réservations s’effectuent auprès du Château Haut-Bailly.

www.chateau-haut-bailly.com

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

16 avril 2012

Demain, Latour arrête

"Demain, j'arrête!"

Non, ce n'est pas un accro au tabac ou à la coke qui parle, mais le directeur de Château Latour, Frédéric Engerer, qui annonce que les vins du domaine, à partir de 2012, ne seront plus proposés en Primeur, mais vendus "quand ils seront prêts".

 Je ne vais pas bouder mon plaisir: c'est ce que je souhaite depuis des lustres, ce que je préconise, et pas seulement pour Latour. Les dégustations en Primeurs, auxquelles je mets un point d'honneur à ne pas participer, sont un miroir au alouettes. On essaie de dire d'un enfant de quelques mois la carrure qu'il prendra, le parcours qu'il aura. Et pas pour ses beaux yeux, non, juste pour la trésorerie de son producteur.

Ce n'est pas notre problème. Ce n'est pas notre métier. C'est celui d'un analyste financier. A lui de dire, non si le vin est bon, mais s'il pourra se revendre avec un profit.

Bon, maintenant, Latour va-t-il faire école? Rien n'est moins sûr. Seuls les très grands groupes qui ne vivent pas du vin ont les moyens de se priver de la manne des primeurs, du cash immédiat que cela génère. Car pour y renoncer, il faudrait avoir assez de trésorerie pour faire le pont jusqu'à la date où l'on vendra les vins faits.

Par ailleurs, autre débat: qu'est-ce qu'un vin fait, pour Latour? A quel âge M. Engerer proposera-t-il ses prochains millésimes? Quand on parle de vins censés défier les décennies, voila qui ne sera pas aisé.

Notez que ça se fait déjà ailleurs. Bon nombre de grands vins dans le monde échappent encore (ou déjà?) à la spéculation des Primeurs, parce que leurs auteurs, curieusement, tiennent à ce qu'on les juge comme des produits qui se boivent, qui apportent un plaisir gustatif et de partage, plutôt qu'un retour sur investissement.

 

12:06 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |