18 mai 2012

Garçon, un Petit Bocq!

En 1993, un médecin belge, Gaëtan Lagneaux, qui a découvert l’endroit au cours de vacances en famille, décide de s'installer en Médoc et d'y produire du vin. Il n’est pas si courant de voir naître un nouveau château en Bordelais, encore moins à Saint-Estèphe, c’est pourtant ce qui se passe. Les Lagneaux achètent d’abord un hectare, et se mettent en quête d’un chai qu’ils trouvent au Pez. Aujourd’hui, Petit Bocq regroupe 18 ha de vignes répartis entre 80 parcelles.

Petit-bocq 2006.jpg

Petit Bocq 2006

Le résultat est à la hauteur des efforts, comme en témoignent ces notes de dégustation élogieuses de mon collègue Marc Vanhellemont, qui n'est pourtant pas connu comme un grand admirateur des Bordeaux:

Château Petit Bocq Saint-Estèphe 2006 

La robe grenat cramoisi jette des notes de torréfaction. Évocation des cafés brésiliens, des toasts du matin, des crèmes qu’on brûle, des âtres accueillants. Le fruit se distille subrepticement entre ces entrelacs grillés. Apparition de mûres, de groseilles et de fraises. L’épice prend des allures de tison et rougeoie de Cayenne. Se nuance d’ombre de réglisse, de menthe et de cumin. La déclinaison se poursuit sur la soie crue des tanins. Ornements torréfiés, motifs fruités, épures épicées. Le tissus se replie et laisse filer la complexité qui reste dans nos mémoires imprimée.

Vendange et macération préfermentaire à froid précèdent la fermentation alcoolique agrémentée de nombreux remontages, suivis d’une macération postfermentaire de 3 semaines. Une dizaine de % se vinifie en barriques neuves, le reste dans l’inox. L’élevage se fait en totalité en fûts dont 40% neufs.

00:51 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

09 mai 2012

Ringard, le Bordeaux?

Ringard, le Bordeaux? La réponse chez Vincent Pousson, en deux temps trois mouvements. C'est ICI

Mon sentiment: il y a tellement de châteaux, petits ou grands, à Bordeaux, qu'on en fera jamais le tour. Méfions-nous du miroir aux alouettes des crus impayables et méfions-nous de la branchouillardise...

00:36 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |