16 avril 2013

Figeac, Rolland, le poids des mots

Dans notre grande série "le poids des mots", épinglons la déclaration récente de Michel Rolland, tout heureux d'accueillir Château Figeac dans son écurie de champions, pardon, de consultés: "Nous allons vendanger à maturité et vinifier du mieux possible".

Je n'ai aucune animosité particulière vis à vis de M. Rolland, j'ai même eu l'occasion d'apprécier certains de ses vins.

Mais je suis heureux pour lui qu'à l'heure où la France peine à équilibrer son budget, M. Hollande et son équipe n'aient pas imaginé une taxe sur ce genre de lapalissades.

A moins, bien sûr, que je n'ai pas bien lu entre les lignes.M. Rolland insinuerait-il que par le passé, à Figeac, on récoltait trop tôt et qu'on vinifiait mal?

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Ceci est un montage (bien sûr)

Veuillez excuser cette preuve flagrante de mon mauvais esprit. Mais ne suis-je pas journaliste? A force de lire des déclarations aussi creuses que lénifiantes, à force de classer verticalement des annonces de millésimes du siècle, étonnez-vous que je cherche la petite bête...

PS. Toujours à propos de Figeac: le nouveau directeur a déclaré dans la presse que "rien ne change". Dans ce cas, pourquoi changer de directeur et de consultant? Surtout qu'il paraît que c'est le terroir qui fait le vin... En attendant, un petit coup d'aramon, peut-être?

00:25 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Tags : bordeaux, figeac, d'aramon, rolland | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

15 avril 2013

Bordeaux 2012 en Primeurs... vu de Québec

Les Primeurs de Bordeaux sont-elles de plus en plus déconnectées de la réalité des différents marchés? Je veux dire, des buveurs, pas des financiers. Comme chaque année, je me pose la question.

La presse spécialisée grouille de commentaires, d'avis, de notes de dégustations, d'opinions plus ou moins tranchées par rapport aux vins dégustés. Dans ce safari des "bonnes affaires", le critique est un excellent rabatteur pour l'investisseur à l'affut dans les hautes herbes des hauts prix.

Une image d'ensemble se dessine déjà pour ce 2012: "ça va aller". Malgré des conditions climatiques très défavorables, c'est "business as usual"; la plupart des crus classés ont produit du vin - appelez ça la magie du grand terroir, appelez ça l'osmose inverse, appelez-le ça un millésime classique, peu importe, il s'agit maintenant de vendre ces vins.

Comme toujours, les critiques le sont assez, critiques, pour qu'on continue à les prendre un tant soit peu au sérieux, mais pas trop, pour que le show puisse continuer.

Mais le buveur, dans tout ça? Faut-il lui donner rendez-vous dans 5, dans 10, dans 15 ans?

A propos, les Chinois s'intéresseront-ils encore aux Classés de Bordeaux dans 15 ans?

Ce genre de questions légèrement iconoclastes, je ne suis pas le seul à me les poser, comme en témoigne ce petit article de mon confrère et ami québécois Marc-André Gagnon. Je vous en donne la... Primeur européenne...

C'est ICI

Pour les autres, il y a "Primeurs TV"...

Ou encore, Interpom...

Il en faut pour tous les goûts... et pour toutes les bourses.

00:23 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Canada, France | Tags : primeurs, québec, bordeaux, chine, vin, vignoble, 2012 | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |