13 juin 2013

Fraîcheur de Jabastas 2012

Petite dégustation entre amis, hier après-midi, chez In Vino Veritas. La session est consacrée aux nouveautés, aux découvertes. On ne sait pas ce qu'on déguste, juste le millésime et la région. On passe de Limoux à l'Autriche via la Toscane, Reuilly (très beau Clos des Messieurs de Claude Lafond) et Saint Emilion (La Tour du Pin Figeac 2010 et 2009, décevants).

Le clou de la  dégustation, le coup de coeur de l'ensemble du jury: le rouge du Château Roubine (Côtes de Provence).

Le seul rosé soumis à notre appréciation ne vient pas de Provence, lui, mais de Bordeaux. C'est le nouveau millésime du rosé de Jabastas, baptisé "Fraîcheur". Le nom est bien choisi - en tout cas, pour moi. Car c'est ce qu'on appellerait un produit "segmentant", en marketing. Deux des cinq jurés adorent, un pas trop, deux n'aiment pas.

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Rebut de la dégu? Non re-bu! (Photo H. Lalau)

Si je vous en parle, bien sûr, c'est que je fais partie du premier groupe.

Je lui trouve beaucoup de vivacité, des arômes de fruits rouges (groseille), mais aussi de brugnon, un côté juteux qui qui emplit bien la bouche. Ce n'est peut-être pas extrêmement long, mais c'est gourmand. J'ai aussi perçu une pointe de réglisse en finale.

Je l'ai rebu chez moi, tranquille. C'était encore mieux - il y avait une nouvelle dimension, des épices, du thym, de la sauge, du poivre (voila qui se mariant très bien au médaillon de porc ibérique). Ah, si seulement on pouvait accorder à tous les vins qui le méritent une seconde chance!

Pour celui-ci, c'est fait: le voici sur ce blog!

Vendu en Belgique chez Nicolas, et en France, à la propriété.

Plus d'info: www.jabastas.fr

00:24 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Tags : jabastas, bordeaux rosé | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

07 juin 2013

Wikileaks à Bordeaux

"Églantine appelle Orchidée. Le paquet est arrivé. Je répète, le paquet est arrivé".

Le document ci-dessous n'aurait jamais dû être publié sur le net. Il n'était pas destiné à sortir d'un petit cercle d'illuminati, d'initiés. C'était sans compter sans le Lalau - le Mediapart de la treille, le Wikileaks du pinard.

La photo a été prise - en toute discrétion - lors de ma visite d'un grand cru de Bordeaux. Non, je ne vous dirai pas lequel, un journaliste d'investigation doit protéger ses sources. Disons quand même qu'il s'agit d'un très grand cru.

Comme vous le constaterez, ce sont là des notes manuscrites codées. Ne me demandez pas ce qu'elles signifient - c'est un truc d'experts. La DGSE est sans doute déjà sur le coup. En effet, il pourrait  bien s'agir de la recette. La seule, la vraie. Je veux parler de la recette du grand vin. Ce qui fait d'un vin de base un truc à 800 euros la quille.

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Habituellement, dans ce business, celui qui trouve ce genre d'info la monnaye très cher. Soit auprès du concepteur, qui n'a pas envie de voir sa trouvaille étalée dans la presse, soit auprès de la concurrence.

C'est ainsi que les Soviétiques ont pu lancer leur Tupolev supersonique, qui ressemblait tellement au Concorde. Normal, ils avaient piqué les plans. Mais comme ils avaient une idéologie d'avance, le leur s'est crashé 20 ans avant le nôtre.

Moi, je suis pour la transparence. Si Bordeaux possède vraiment un avantage compétitif - ce qui fait que Parker voit dans les Bordeaux "les meilleurs vins du monde, incontestablement" - je pense qu'il faut que les autres régions en profitent aussi. C'est mon côté égalitaire.

Bien sûr, outre la recette, il faudra tenir compte de facteurs environnementaux. Notamment du climat bordelais, particulièrement propice à la maturité des cabernets. Tous les ans. Heum.

Bon je vous laisse, j'ai d'autres enquêtes en cours.

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France, Pour rire | Tags : wikileaks, bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |