10 juillet 2013

Trois questions de sommellerie auxquelles je ne sais pas répondre

J'ai reçu voici quelques jours de mon copain Wiliam Wouters (Pazzo, à Anvers) le questionnaire de présélection au concours du meilleur sommelier de Belgique (10 questions en tout).

Je vous livre trois questions auxquelles je ne sais pas répondre (bien sûr, il y a Google, mais je n'ai pas essayé, je ne voulais pas tricher):

 

1)   Quand le professeur d’oenologie Denis Dubourdieu (Université de Bordeaux) parle de «premox», de quoi s’agit-il ?

J'ai pensé à premium oxydation - une sorte de vieillissement ménagé, mais je ne crois pas que ce soit ça, d'ailleurs, à Bordeaux, seuls les vis Parker s'oxydent.

2)  Qui est “Belgian Wine Personality of the Year” d’après le magazine spécialisé Vino! ?

Je n'aime pas ce genre de classement, et puis, je travaille pour une crémerie concurrente, In Vino Veritas...

6)  Pour quelle raison 2012  était-il un millésime insolite à Bordeaux?

Je ne vois pas à quoi cette question peut faire allusion. A Bordeaux, tous les millésimes sont "exceptionnels", "classiques", ou "de vigneron", mais jamais insolites. Ah si, quand même - il n'y a pas eu d'Yquem. Mais ça ne doit pas vous empêcher de boire!

Bon, je rigole, mais je ne suis pas sommelier, et puis j'aurais trop peur de me ridiculiser dans ce genre de concours.

Alors, tous mes encouragements aux candidats!

Pour vous inscrire: info.sommeliers@skynet.be

 

7)  

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

03 juillet 2013

Vinexpo 2013: du pour et du contre

L'édition 2013 de Vinexpo suscite des réactions mitigées.

Certains, notamment parmi nos amis anglo-saxons, estiment que les installations sont vieillissantes et l'organisation peu efficace; ils tendent à préférer ProWein, semble-t-il. Les ratés de certaines éditions passées (air conditionné défaillant, échantillons bloqués en douane, etc) ne sont toujours pas oubliés, et la France paie encore des décennies d'arrogance en termes d'accueil des étrangers.

Mais avez-vous déjà beaucoup de journalistes anglo-saxons vanter la France? Au moins publiquement - car le jour où mes amis anglais passeront leurs vacances en Rhénanie plutôt qu'en Périgord, je réviserai mon jugement.

D'un autre côté, les organisateurs de Vinexpo font état d'une affluence supérieure à celle de 2011.

Ce qui contraste avec l'impression générale, telle que rapportée par quelques amis qui avaient fait le déplacement. 

Mais plus que les chiffres, ce sont les flux d'affaires qui importent aux exposants. Et sur ce chapitre,  mes interlocuteurs semblent satisfaits.

Quoi qu'il en soit, dans les chiffres communiqués par le salon, et aimablement transmises par Sopexa, on trouve au moins deux éléments intéressants.

D'une part, la fréquentation étrangère est en hausse sensible (+13,9%).

Apparemment, l'absence des pavillons sud-africain et néo-zélandais n'a pas traumatisé les visiteurs étrangers.

D'autre part, les Chinois sont venus en masse: ils sont le premier contingent étranger avec  3.388 visiteurs. Ce qui tend à prouver que les déclinaisons asiatiques du SIAL ne dissuadent pas le Chinois de faire le déplacement de Bordeaux).

Petit cocorico belge pour finir: avec 1.132 visiteurs, la Belgique arrive en 5ème position de la fréquentation internationale, juste derrière le Royaume-Uni (1.418 visiteurs) mais devant l’Allemagne (1.073 visiteurs). Pas mal, pour un petit pays d'onze millions d'habitants!

En résumé: le French-bashing est sans doute une activité réjouissante - il m'arrive de m'y adonner (car qui aime bien châtie bien); mais trop n'en faut!

10:10 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |