22 juin 2013

OS7 dès cet automne

C'est fou ce que nous pouvons attacher d'importance à la nouveauté.

Nous sommes en juin, et Apple nous annonce pour l'automne un nouveau système d'exploitaion pour ses mobiles - OS7, pour les intimes.

Et déjà, on s'y intéresse, alors qu'on ne pourra pas le voir fonctionner sur nos machines avant 3 mois.

En plus, le système actuel fonctionne. Il est très gourmand en batterie, mais bon, il fonctionne.

Avons-nous vraiment besoin des améliorations promises?

Qui décide que nous en avons besoin? Et pourquoi ne pas annoncer ce logiciel seulement quand il est disponible?

Mais pour faire monter l'attente, bien sûr!

 

os7.jpg

Mais quelle est donc cette société du jetable, du renouvellement, qui fait de l'attente et de la frustration un argument de vente?

Serions-nous d'indécrottables fashion victims? Et ne me dites pas que c'est réservé aux clients d'Apple...

Quel rapport avec le vin, me direz-vous, ô, aficionados de ce blog consacré aux trésors de Bacchus? J'y viens.

Imaginez que je vous propose d'acheter un vin que vous ne pouvez pas encore boire; un vin qui n'est d'ailleurs pas totalement fini; un vin dont on ne sait pas au juste comment il se comportera dans le verre au moment où vous pourrez ouvrir la première bouteille...

Ca ne s'appelle pas OS7. Ca s'appelle les Primeurs.

15:13 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

21 juin 2013

Le classement de 1855 bientôt classé... patrimoine de l'humanité?

Après les Villages de Champagne et les Climats de Bourgogne, c'est maintenant le classement de 1855 qui se met sur les rangs du classement de l'Unesco. le Président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855, Philippe Castéja,  a annoncé à Vinexpo que son association allait faire acte de candidature.

Voila pour l'info.

Maintenant, mon petit commentaire: à quoi ça sert?

Qu'est ce que l'Humanité, de Beyrouth à Calcutta en passant par Zanzibar, peut bien avoir à foutre de vins réservés à une élite fortunée - et pas forcément meilleurs pour autant?

A moins, bien sûr, qu'il ne s'agisse de bétonner un peu plus ce tableau d'honneur d'un autre âge - réalisé, en s'en rappelle, sur base des cours des vins de l'époque.

Au fait, un "classement classé" à l'Unesco serait-il révisable?

D'ailleurs, a-t-on déjà vu des sites ou même du "patrimoine immatériel" (car les carnavals de Belgique ont été classés) être déclassés? Ou bien la distinction est-elle valable ad vitam aeternam?

Et quelles contraintes les classés se voient-ils imposer, au juste, pour la préservation de ce patrimoine?  Dans le cas du classement de 1855, je me demande bien ce qu'on pourrait-on préserver? Un numéro du Journal Officiel? Une plaque en marbre?

Enfin, pour continuer dans ce mauvais esprit, je constate que la "protection" de l'UNESCO n'est pas toujours très efficace - voyez un peu comment les prescriptions urbanistiques de la "Zone protégée" sont appliquées à Saint Emilion, par exemple...

 

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Un vrai chien de dégustateur

 

J'ai bien envie de proposer ce blog au classement. Juste pour rire.

Ou alors la bande de Gaza. Au titre du patrimoine de la connerie humaine et de la misère institutionnalisée.

Ou alors, mon chien. Un vrai chien de dégustateur. Vous savez qu'il sait reconnaître une bouteillle de Léoville Las Cases bouchonnée entre mille flacons de vins surcotés?

12:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |