26 décembre 2013

Magrez, une drone d'idée

On connaissait les flying winemakers. Voici les drones.

Jamais en retard d'une guerre, Bernard Magrez vient de se doter d'un objet volant télécommandé, doté d'une caméra infrarouge, pour le suivi de ses crus classés de Bordeaux. La recherche de l'excellence décolle du sol.

Pour Bernard Magrez, visiblement enthousiaste, "C'est un outil de gestion et de mesure, de diagnostic immédiat, d'identification très rapide de tous les besoins de la vigne avec une précision centimétrique».

Évaluation des besoins en matière de traitements ou de fertilisation, entretien des sols, gestion de l'enherbement, drainage, mesure de la maturité... ce drone (dont le modèle n'a pas été révélé) sait à peu près tout faire.

Que reste-t-il aux "rampants" que nous sommes?

12:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Tags : drone, bordeaux, magrez, technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

16 décembre 2013

Premier, ou second vin?

Une petite réflexion qui tombe à pic à l'heure où cavistes et grandes surfaces mettent en rayon leurs grandes bouteilles pour les Fêtes. Je me pose des questions à propos de la distinction aujourd'hui classique entre Premier et Second vin.

Acceptons, pour le plaisir de la démonstration, "for the sake of the argument", comme on dit à Cambridge, que les grands crus possèdent un terroir unique. Alors, il doit tout aussi bien s'exprimer dans le second vin que dans le premier. Puisque c'est le même.

Bien sûr, le grand vin bénéficie généralement de plus de soins, son élevage est souvent plus long, ses vignes souvent plus vieilles. Mais ce n'est pas le problème, puisque la promesse d'un grand cru réside d'abord - que dis-je, seulement - dans un terroir incomparable.

Est-ce à dire qu'on se fait arnaquer à chaque fois qu'on achète un premier plutôt qu'un second? 

pavillon-rouge-second-vin-de-chateau-margaux-2009.jpg

Est-ce à dire que tout Second d'un cru classé mériterait d'être classé, puisque c'est prétendument le cru, le terroir qu'on classe?

La réponse théorique est oui. La réponse pratique est non - puisqu'on classe aussi un prix, au travers d'années de cotations (je  vous renvoie à ce sujet à l'abondante littérature faisant suite dernier classement de Saint-Emilion).

Un second vin, par définition trop abordable, ne peut jouer dans la cour des grands. C'est une question de standing.

Vous vous moquez du standing? Moi aussi. Vous préférez le vin? Moi aussi. 

Alors, second ou premier vin, classement ou pas, peu importe: la vérité est dans le verre, dans le rapport plaisir-prix, tout le reste n'intéresse que les investisseurs. A ce propos, lisez ICI.

Tiens, au fait, pourquoi s'obstine-t-on à classer les crus?

00:23 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |