17 février 2014

Château Margaux (mon journaleux chez les riches!)

"Bienvenue au Château Margaux!"

C'est Paul Pontallier qui nous accueille à la grille du parc, d'où l'on aperçoit la grande demeure classique, d'une symétrie parfaite, temple d'un culte rendu à l'excellence dans le monde du vin. La nuit va tomber. J'accompagne un groupe de L'Union des Oenologues de France.

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J'arrive au Château


Pontallier est un hôte attentif, bienveillant, le commandant modeste de ce grand navire de pierre, de vignes et de barriques; son message est intéressant, quoi qu'un peu convenu: "Au Château Margaux, mon but n'est pas de faire le vin qui me plaît mais d'exprimer au mieux le grand terroir de Margaux. Il y a sans doute beaucoup de grands sites pour faire du vin dans le monde, mais les vrais grands terroirs sont beaucoup plus rares, car cela prend des générations à les construire; c'est l'homme qui les révèle. Et tout le défi qui nous incombe, au Château, c'est de transmettre, de pérenniser". J'abonde dans ce sens; j'ai moi même consacré un article au "making of" de l'icone Margaux.

Moins convenu, il y a ceci: "Nos croyons au progrès par la connaissance et nous investissons en ce sens. Nous construisons un nouveau cuvier expérimental. Et son architecture a été confiée à Norman Forster. L'inauguration est prévue pour le Printemps 2015."

Mais comment marie-t-on la technologie et un cru comme Margaux?

"Nous gardons l'esprit ouvert. A la vigne, par exemple, nous n'employons plus ni insecticides ni acaricides depuis 10 ans. Nous essayons beaucoup de choses sur de petits volumes, le pressurage, la micro-oxygénation, la capsule à vis (depuis 2002); les cuves bois, l'inox. Nous réinventons notre système de réception de vendange à chaque millésime. Moins on s'y connaît et plus on a de certitudes.

Tous les choix techniques ne sont pas validés, nous prenons notre temps, il faut 30 ans pour avoir assez de recul. Aucune avancée technologique n'a pu améliorer nos vins à elle seule. Les plus grands progrès en matière de vinification ont consisté à faire des vins plus vite prêts a boire."

Bon, et si on passait à la dégustation?

A ce stade, je me dis, "attention, tout ce que tu écriras pourra être retenu contre toi"...


Pavillon Rouge 2010
Élégant, suave en bouche; nez subtile, grain très fin.

Pavillon Rouge 2009
Nez très complexe. Humus, belle matière, puissance mais reste élégant
Les tanins sont là mais ne gavent pas d'astringence.

Château Margaux 2009
Fumé grillé très léger, épicé et pourtant suave.
Déjà beaucoup d'éclat. En bouche, ça commence moderato, et puis une porte s'ouvre, vers une deuxième salle, plus vaste, élégamment décorée d'arômes de moka; la musique n'est pas plus forte, non, mais on change d'ambiance; une sorte de sérénité difficile à décrire. Fruit noir velouté, réglisse et menthol s'entrecroisent, tissant une sensation raffinée, un édifice gracieux et gracile, d'une élégance classique. Les tannins sont les fibres, les fils de soie de cette toile dont la légèreté surprend: comment tout cela tient-il debout?  

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Le chai actuel

Un vin d'exception qu'on n'a pas envie de laisser. Je reste assis sur ma chaise, à siroter le fond de mon verre, quand les autres se lèvent. Je pense tout à coup que ce métier n'est sans doute pas le plus lucratif, ni le plus glorieux, mais qu'il offre quelques belles compensations. 

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00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

15 février 2014

Une initiation au vin, ça vous dit?

Depuis quelques années, je propose un cycle d'initiation/perfectionnement au vin en trois modules de 2 heures (plus questions).

Le premier est consacré à la culture du vin (histoire, spécificités locales, décryptage des étiquettes...). 

Le second est consacré à la dégustation.

Le troisIème aux cépages.

Les exemples sont puisés dans tous les grands terroirs viticoles. Ils peuvent être adaptés à des journées/soirées à thème. Les vins qui sont éventuellement dégustés sont laissés au choix de chaque groupe.

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Les trois modules sont indépendants, ils peuvent être présentés à la suite l'un de l'autre ou en plusieurs soirées.

Ils s'adressent à des débutants comme à des dégustateurs confirmés.

Une large place est laissée à l'approfondissement des connaissances de chacun.

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Chaque participant se voit remettre un récapitulatif exhaustif des thèmes abordés.

Le public visé est celui des clubs de dégustation et des entreprises (inventive, formation à la vente).

Les sessions sont données en langue française ou anglaise, principalement en région parisienne, lilloise ou bruxelloise - et parfois beaucoup plus loin, si affinités...

hervé lalau,formation

Pour plus d'info, me contacter via les commentaires.