12 juillet 2016

Bordeaux adopte un plan de réduction des pesticides

Le président de la région Aquitaine, Alain Rousset, souhaite que sa région sorte des pesticides: «C'est une obligation économique - car les traitements coûtent cher - mais surtout écologique et humaine, car on sait les dégâts que cela peut engendrer».

Aussi, le conseil régional, la préfecture de région, les chambres d'agriculture et l'interprofession des vins de Bordeaux ont-ils signé la semaine dernière un plan de réduction «dans les meilleurs délais» de l'usage des pesticides dans le vignoble. 

Reste que si l'objectif est clair, les moyens à mettre en oeuvre n'ont pas encore été arrêtés. Le président du Comité interprofessionnel du vin de Bordeaux, Bernard Farges, évoque notamment la recherche sur les cépages résistants aux maladies de la vigne, mais exclut l'arrêt immédiat des pesticides réclamé par certaines associations.

00:32 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Ecologie/Bio/Biodynamie, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

29 juin 2016

Geens condamné - mollement et tardivement

Roger Geens, patron des établissements éponymes, a été condamné ce mercredi à payer 470.000 euros de dédommagements à trois parties civiles, à savoir l'UFC Que Choisir?, l'INAO et la Fédération des Syndicats des Grands Vins de Bordeaux.pour infraction au code de la consommation pour infraction à la réglementation de la consommation.

Le procureur avait requis une peine de 2 ans de prison avec sursis. 

Une réquisition assez clémente pour un groupe qui avait déjà été condamné en Belgique pour des faits similaires en 1975 - à l'époque, c'était pour du Chianti et du Valpolicella. C'était encore du temps de Ferdinand Geens.

Cette fois, après bien des péripéties et plusieurs reports, Roger Geens - relaxé au pénal - a été reconnu coupable d'avoir mélangé d'autres vins à des vins de Bordeaux, entre 1999 et 2002, au travers notamment de sa société Vignoble Rocher Cap de Rive, pour un préjudice estimé à 19 millions d'euros.

Une descente de police dans ses locaux belges a également mis au jour un laboratoire du parfait petit chimiste destiné à frelater les vins.

Une de ses anciennes salariées avait dévoilé la supercherie en 2002. Il aura fallu 14 ans d’instruction (mal menée, d'où l'abandon de nombreuses charges) pour arriver à cette condamnation.

La collaboration entre les justices belge et française ne semble pas avoir été optimale (Brexit ou pas, l'Europe judiciaire reste à faire), et le soupçon de protections et d'entraves à la justice a été évoqué. Roger Geens n'étant autre que le frère de Gaston Geens, ministre-président du Gouvernement Flamand, décédé en 2002.

Roger Geens ne s'est jamais présenté devant la justice, et son avocat a déclaré à l'audience qu'il se trouvait dans un état de semi-coma, à Monaco; il aurait cependant retrouvé assez de lucidité pour proposer d'indemniser ses victimes en Belgique.

19:41 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |