09 novembre 2014

Bordeaux Blues

J'ai vécu mardi un moment... intéressant lors d'une dégustation de nouveautés d'In Vino Veritas.

Je vous rappelle le principe: on goûte tout et à l'aveugle - enfin, on connaît juste l'appellation.

A ce petit jeu, on a souvent des surprises; nous avons commencé allègrement avec deux Champagnes, dont un a passé tout aussi allègrement la barre de notre sélection.

Puis nous avons eu trois Bourgogne blancs. Un Pouilly-Fuissé, un Beaune Premier Cru et un Bourgogne générique. C'est ce dernier que nous avons retenu. Comme quoi la hiérarchie des AOP est toute relative.

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La preuve en est encore apportée avec les quatre Bordeaux qui suivent. On commence avec un Graves que je trouve assez amusant, joli nez de fruit noir, quoi qu'un peu fuyant en bouche. Les autres dégustateurs (nous sommes 5) ne sont pas enthousiastes. On en reste donc là.

Arrivent trois Saint Emilion Grand Cru (dont un classé), de trois années différentes - 2009, 2010 et 2011. 

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Dieu que ces vins étaient serrés, corsetés, austères. Il fallait vraiment se tirlipoter les neurones et les papilles pour y trouver du plaisir. Et c'était l'opinion générale (sommeliers et journalistes confondus). 

En comparaison, l'IGP Côtes Rhodaniennes et le Cairanne qui suivaient (deux 2012) nous ont semblé de vrais bijous, comme une rasade de jus de fruit au sortir d'un désert de bois brulé.

Bon, bien sûr, on objectera que ce ne sont que trois Bordeaux sur des centaines. 

Certes, il faut des vins pour tous les goûts et pour toutes les occasions. Mais attention à ne pas décourager l'amateur honnête qui veut d'abord un vin plaisant.

Ou bien sommes nous sur un autre créneau, celui des amateurs des GCC - Grands Crus Chiants

Votre avis m'intéresse.

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08:51 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

05 novembre 2014

Château Cossu, Graves blanc 2013

Le 2013, à Bordeaux, ne restera pas dans les annales. 

De ce château des Graves, j'ai reçu, pour ce millésime un blanc et un rouge.

J'ai trouvé le rouge fluet, assez copieusement poivronné, sans grande complexité.

Le blanc, lui, est un peu son miroir inversé. Ce qui passe pour de la maigreur dans le rouge devient de l'élégance dans le blanc. Il sauvignonne bien au nez, mais plutôt dans un registre d'agrumes que dans le végétal; il est vif, mais pas mordant; il y a un peu de gras, un peu de sève, tout en demi-teintes. J'ai aimé cette séduction tranquille, cette modestie de gentleman girondin.

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Plus d'info: Famille Guindeuil

 

00:59 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |