14 novembre 2007

Le Classement de Saint Emilion remis en selle!

On s'y perd un peu, dans le feuilleton juridico-vineux bordelais: le Conseil d'Etat vient d'annuler la suspension du dernier Classement des vins de Saint Emilion, décidée en mars par le Tribunal Administratif de Bordeaux.

 

Saint Emilion1

 

Le Conseil d'Etat, juridiction suprême en matière administrative, a estimé que les problèmes évoqués par les plaignants (12 châteaux exclus du Classement) n'étaient pas de nature à remettre en cause l'entièreté du Classement.

Les "problèmes" étaient pourtant importants, puisqu'il s'agissait rien moins que de l'impartialité du jury.

Mais le Conseil n'est pas rentré dans les détails - trop d'intérêts économiques étaient en jeu. L'important n'est pas tant de savoir qui a vraiment raison sur le fond (un tribunal devra encore statuer sur le fond, justement) que de débloquer la situation, et de permettre aux Saint Emilionnais d'exploiter le classement.

C'est maintenant le cas, au moins temporairement, ce qui va faire plaisir à l'INAO, qui avait déposé cet appel devant le Conseil d'Etat.

Juridiquement, la solution manque peut-être un peu d'élégance, mais elle a le mérite d'être efficace. Et dans la conjoncture économique actuelle, c'est sans doute l'argument massue.

Je doute que les étrangers y comprennent quelque chose. Le mieux serait sans doute qu'ils oublient toute l'affaire... 

Quelle affaire, déjà? 

 


                       (c) Hervé Lalau

 

20:32 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

04 novembre 2007

Wine Tourism, the French way

Wine tourism may not be as well organised in Europe as it is in California, where it is part of the business plan of every winery. But in their simple way, the French are not so bad, especially at places like Saint Emilion, which attract tourists by the thousand.

Saint Emilion1
Saint Emilion, la Grande Muraille (Photo H. Lalau)

Visiting the place on a weekday in July, one is amazed at the number of languages spoken in the small town; and also by the efforts of the châteaux and winestores to attract this one day clientele – shipping services, VAT excluded, parcels, etc. Even crash courses on wine, for desperate cases of “I came here by mistake” or “never too late to learn”.
Most stores do not only sell wines, but also wine-related products like glasses, decanters, books, coolers, maps, engravings and paintings, aprons, napkins, tablecloths, etc…
At a postcard sellers’, one can also buy vineplants (merlot or chasselas, choose your grape!).
And this small business about wine is quite successful: in Saint Emilion, Dutch bikers or Slovenian caravan-owners do not spend a lot on first growths, but rare are those who do not buy an apron with a Château name on it…
But of course, this rather careless winetourism owes a lot to the magic of the place, a medieval town which is synonymous with Wine – Montalcino would be the Italian equivalent – and has much to offer in terms of scenic views (both inside and outside the walls), picturesque streets and old stones. What marketing budget would it take to create this?

13:33 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |