08 décembre 2007

Signé Cuvelier

Léoville Poyferré
 
C’est en 1920 que la famille Cuvelier, négociants en vins du Nord de la France installés au Château Le Crock, à Saint-Estèphe, achète le Château Léoville Poyferré, à Saint Julien. Avec l’arrivée aux commandes de Didier Cuvelier, en 1979, la propriété a connu un nouvel élan: nouveau chai, sélection des parcellaires, gros investissements dans le cuvier. Les résultats ne se sont pas fait attendre : Léoville Poyferré rencontre depuis quelques années un franc succès pour ses vins profonds en couleur, riches en arômes, distingués mais non dénués de charpente. Ils dévoilent avec élégance une complexité excitante pour le dégustateur. Sa garde? Entre 5 à 10 ans, suivant la patience de chacun.
 
stjulienleovillepoyfe

Le Crock 
 
Château Le Crock, lui est un domaine de 32 ha (graves garonnaises sur argile) voisinant avec les plus grands crus. Ses installations ont été complètement modernisées en 1998. Il produit un Saint-Estèphe robuste, complexe en bouche et de très bonne garde. Toute la palette des cépages bordelais est mise en œuvre : Cabernet Sauvignon 60%
, Merlot 25%,
 Cabernet Franc 10%,
 Petit Verdot 5%. Parce que la qualité est aussi dans le sens du détail.
 
Et c'est vrai, les 5% de Petit Verdot ont leur importance - ils apportent non seulement de la mâche, mais des épices - un peu comme une syrah qui se serait égarée dans le Médoc. D'autres grands domaines, comme Palmer, en ont conservé.
 
Tiens, il paraît que ce cépage a des vertus particulières dans le domaine de la lutte contre les maladies cardio-vasculaires -  à l'image du tannat.
Si ce n'est pas vrai, que le grand cric me Crock... 

12:43 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

05 décembre 2007

Tous les Bordeaux se ressemblent - non, peut-être...

Mon ami Bernard Sirot (Château Closiot, Barsac) réagit à la "sortie" de Michael Broadbent, déjà évoquée ici: "Bordeaux all taste the same"... 

"Que le terroir soit gommé par des pratiques oenologiques constantes et génériques, c'est tout à fait patent. C'est la résultante de l'emprise des consultants sur les terroirs, mais aussi sur les propriétaires qui aiment se sécuriser et avancer le nom sacré de l'oenologue consultant à toute occasion. Qui oserait dire le contraire...
Constatez notamment l'omniprésence du sauvignon dans les blancs de Bordeaux, même chez les ténors de Pessac-Léognan...
C'est une évidence que je déplore depuis des années. Aux producteurs de reprendre en main leur propre production et surtout d'avancer leurs propres arguments.
Cependant, il faut préciser que les choses évoluent. Jamais les producteurs bordelais ne se sont autant occupés de leurs terroirs.
Par contre, dans les chais, l'oenologie et ses marchands du temple continuent à régner sans partage...

Pourtant, je reste confiant en l'avenir, car une nouvelle génération de producteurs voit le jour et elle me paraît beaucoup plus accrochée aux vertus du terroir et des vins fins que doivent-être les Bordeaux."
 
Bernard Sirot
 
SIROT
Bernard en action
                
                                                                                                      

 

 

 

 

 

Votre avis m'intéresse toujours... 


06:42 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |