04 mars 2008

Verticale Coufran

On dit que Coufran est le plus libournais des Médoc (à cause de son pourcentage de merlot, élevé pour la région). Il est surtout plus qu'honnête, et présente un beau potentiel de garde.
J'en veux pour preuve ces notes de dégustations prises sur place, à l'occasion d'une visite mémorable, cet automne.

Coufran
Château Coufran (Photo H. Lalau)


Château Coufran 2005

Beaux tannins, de la structure, encore tout jeune.

Château Coufran 2001

Un peu plus serré ; pas beaucoup de nez, bouche un peu fluette en comparaison du 2005, de l’élégance tout de même. En phase fermée, actuellement.

Château Coufran 2000

Superbe, beaucoup de fruit, une bonne structure tannique, mais une certaine souplesse en bouche. Un vin à la fois plaisant et complexe.***

Château Coufran 1996

Tout à fait dans la lignée des deux précédents, le fruit est toujours là, mais moins marqué, on évolue vers la truffe.** 

Coufran 1990

Un peu effacé, ne se goûte pas très bien actuellement, est probablement arrivé à son optimum. Millésime encensé, peut-être surévalué.

Coufran 1989

Très flatteur au nez (cerise à l’alcool, pain grillé) ; en bouche beaucoup de rondeur – les tannins sont totalement fondus. Un vin à son apogée. Le grand Bordeaux type. Attention, il évolue assez vite dans le verre.***

Château Coufran 1986

Le clou de la dégustation. Le premier abord est un peu austère ; quelques minutes d’aération redonnent une nouvelle vie au vin ; au nez, apparaissent des notes de truffe et de fumée ; en bouche, une impression de fraîcheur et d’harmonie. Encore un certain potentiel.***


 Coufran93

                                        Hervé Lalau

07:24 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

05 février 2008

Stop à l'inflation des châteaux

Remettant en pratique un décret de 1921 tombé en désuétude (les lois aussi se diluent), la Fédération des Syndicats des Grands vins de Bordeaux demande à ses membres de réduire à deux au maximum de nombre de noms de châteaux commercialisés par domaine - voire un seul, si le deuxième est postérieur à 1983.

L'idée est d'abaisser le nombre de noms de châteaux de 12.000 à 10.000 (pour 7000 exploitations environ). Et ainsi de simplifier l'accès du consommateur dans la "galaxie bordelaise".

Pour Thomas Jullien (Directeur marketing du CIVB), cette démarche devrait permettre d'augmenter le degré de confiance des consommateurs dans les Bordeaux et leur provenance.

21:09 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |