26 avril 2008

Derenoncourt à Bruxelles

Superbe dégustation commentée de quelques vins de Stéphane Derenoncourt, hier soir à Bruxelles, avec et par Derenoncourt lui-même.

Cela vaut plus que quelques lignes sur ce blog, aussi y reviendrai-je.

En attendant, comme mise en bouche, cette belle phrase du "mécano-viticulteur" à propos des vins dits nature: "Ca fait trop longtemps qu'ils nous pourrissent les bars à vins. Le cuir, d'accord, le crottin de cheval, non".

Stéphane est un type très direct, les pieds sur terre, et ses vins lui ressemblent. 

 

derenoncourt

 

 

08:14 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 avril 2008

Si Beychevelle m’était conté…

A Saint Julien, le « Versailles du Médoc » impressionne toujours ses visiteurs, trois siècles après sa construction. Ses vins, comme son architecture, séduisent d'abord par leur élégance.
La demeure patricienne (construite pour le Gouverneur de Guyenne et Amiral de France, le Duc d’Epernon) est aujourd’hui aux mains d’un consorsium groupant la GMF et le Japonais Suntory, qui la restaurent. Mais le style, lui, est on ne peut plus classique, voire aristocratique : politesse des arômes, soyeux de la conversation des tannins… aucune faute de goût, comme en témoigne la dégustation récente réalisée sur place, grâce à la complicité d’Eric Van Rysselberghe (Colruyt). Qui plus est, la qualité s'améliore de millésime en millésime!

 

BeychevelleParc
Le Versailles du Médoc

 

Amiral de Beychevelle Saint Julien 2006 (2nd vin de Beychevelle)**

Tous les efforts effectués sur le grand vin profitent au second vin. Sélections et recherches d’assemblage. Elevage plus court (12 mois), et 30% bois neuf seulement.

Sur fût, pas encore en bouteilles, nez petits fruits, très serré, millésime de techniciens. Pas encore dégrossi. Bois encore marquant.

Amiral de Beychevelle Saint Julien 2005**(*)

Du fruit, de la vanille, des épices doux, millésime bien mûr. Beau potentiel.

Amiral de Beychevelle Saint Julien 2004**

Millésime classique, plus de fumé, d’épices, moins ample, mais direct, franc. Acidité plus marquée, mais pas gênante.


Amiral de Beychevelle Saint Julien 1999*

Nez bouillon cube, clou de girofle, déjà évolué.

 

BeychevelleChais

Le chai à barriques (photo H. Lalau)

 

Château Beychevelle 2006 (sur fût)**(*)

Beau jus, encore fermé, bouche directe. Bonne acidité, gage de bonne garde.

Château Beychevelle 2005
 ***(*)

Superbe, jus très concentré, grand potentiel, boisé encore très présent (embouteillé depuis 3 mois seulement), ce vin ne s’est pas encore arrondi, à suivre

Château Beychevelle 2004 **(*)

Fumé, grillé, torréfaction, tannins encore austères équilibre plus tendu, moins souple, mais très intéressant. Reste élégant.

Château Beychevelle 1999**(*)

Encore jeune d’aspect, notes de cannelle et de menthol, très fin

Château Beychevelle 1995***

Beaucoup de fraîcheur au nez, fruits cuits et notes torréfiées (moka), bouche veloutée, puissance.

 

Bref, les navires qui passent devant Beychevelle ne baissent plus leurs voiles devant l'amiral - ils n'ont d'ailleurs plus de voiles. Mais les amateurs d'élégance peuvent tirer leur chapeau à un vin qui renoue avec les grands Bordeaux.

BeychevelleVignes

Les vignes de Beychevelle surplombent la Gironde 

 

 

 

 

Beychevelle en chiffres

Surface plantée : 90 ha (dont 73 en Saint Julien)

Terroir : graves garonnaises profondes
Encépagement : 62% de cabernet-sauvignon, 31% de merlot, 5% de cabernet franc, 2% de petit verdot
Production : 50.000 caisses
 

07:18 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |