06 avril 2008

Bordeaux 2007, selon Ronald De Groot

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Ronald De Groot

 

 

 

Comme d'autres, Ronald De Groot (Perswijn) a fait le pélerinage des Primeurs à Bordeaux. La différence, c'est qu'il déguste bien, lui. Et nous revient avec un avis très nuancé.

 

Pour Ronald, 2007 est le genre de millésime à faire fuir la critique américaine. Mais qui devrait réjouir les Européens: peu d'alcool, pas trop de matière, mais pas mal de fruit et d'élégance.

Ayant vu l'ami Ronald à l'oeuvre à Vérone et en Slovénie, notamment, j'ai tendance à lui faire confiance. 

Et il n'est pas besoin d'être Hollandais comme lui pour apprécier les tarifs raisonnables que pourraient provoquer la désaffection américaine, si elle se confirme...

 

Plus d'info:  http://www.wijnpers.nl/nieuws.php?nid=767

15:04 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

26 mars 2008

Qui achetait chez Geens?

L'affaire Geens (maquillages de vin, fraudes aux AOC, aromatisation, etc...) continue de faire des vagues.  Pas de ces ces vagues écumantes, légères, iodées qui déferlent sur les plages de l'Atlantique. Plutôt un clapotis de marée noire, bien visqueux. Chaque nouvel article agite un peu la surface du goudron, mais on ne parvient toujours pas à voir à travers.

 

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La fraude sur les vins, un grand classique... 

 

Dernier article en date: celui de notre confrère Jérôme Baudouin, de la RVF (n° d'avril 2008).

Rien que de très juste là dedans. La longueur des procédures, la difficulté de mener deux enquêtes en France et en Belgique (avec, pour une fois, une justice belge qui semble aller plus vite que les autres!), l'imbroglio juridique à propos de Roger Geens lui-même, son incroyable impunité, les découvertes des enquêteurs, leurs soupçons, tout cela est très bien rendu.

N'empêche, on ne sait pas le nom du "gros négociant français" qui achetait chez Geens. C'est bien dommage, surtout pour les consommateurs qui ont bu les produits frelatés (passe encore le caramel ou la fleur d'oranger, mais les enquêteurs belges auraient découvert des choses plus redoutables dans le labo de Geens).

Les méchants Belges ont bon dos, mais on n'a pas senti une farouche volonté de vérité chez les professionnels de la profession à Bordeaux. Certes, la Fédération des Syndicats des Grands Vins de Bordeaux s'est portée partie civile, de même que l'INAO. Une décision tardive (3 ans après le début de l'instruction), qui leur permet d'avoir accès aux documents de l'enquête. Ne me dites pas que c'est pour mieux l'étouffer... 

Le juge bordelais Alain Gaudino doit clôturer son dossier en septembre. 

 

09:07 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |