01 octobre 2008

60ème Jurade de Saint Emilion

Jurade

 

Le dimanche 21 septembre dernier, la Jurade de Saint Emilion, qui fêtait le 60ème anniversaire de sa renaissance, a procédé à l'intronisation de 6 nouveaux Jurats: Jean-Philippe Janoueix (Ch. Haut-Sarpe), Philippe Lauret (Ch. Vieux Lartigue), Guy Meslin (Ch. Laroze), Richard Mestreguilhem (Ch. Pipeau), Gérard Perse (Ch. Pavie) et Olivier Sulzer (Ch. La Bonnelle). Ainsi que de 37 nouveaux dignitaires, professionnels et amateurs français, anglais, hollandais, espagnols, américains, japonais… qui ont juré fidélité aux vins de Saint-Emilion.

Plus d'info: christelle.forestier@vins-saint-emilion.com

10:20 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

16 août 2008

Château Closiot

L’avantage de prendre des vacances en région viticole, c’est de pouvoir visiter ses amis viticulteurs. Lundi dernier, j’ai donc pu passer une fort bonne après midi chez mon copain Bernard Sirot (Vino Magazine, Megavino, Comité Belge de la Dégustation...) et sa charmante épouse Françoise, propriétaire du Château Closiot, à Barsac.
Nous avaient rejoint pour l’occasion mes vieux complices d’IVV, j’ai nommé Nathalie Verbogen et Marc Vanhellemont. 

Closiot1

Château Closiot (Photo M. Vanhellemont)

Tout ceci n’aurait qu’un intérêt tout relatif pour vous, amis de ce blog, si Bernard et Françoise ne nous avaient préparés une petite verticale de leur production. Vous me voyez venir, avec mes notes de dégu? En voiture pour un petit voyage dans le temps et dans le liquoreux...


Closiot 2001

Citron confit, zeste d’orange, figue bien mûre au nez. En bouche, une très belle minéralité prend le relais, le vin est gras, mais reste vif. Quelques jolies notes de camphre et de bois de cèdre en finale. La grande classe.***

Closiot 2002

Ici, on est plus dans le registre des fruits secs au nez (amandes, raisins secs), avec en sus une pointe iodée. La bouche est vive,  le vin est déjà très agréable aujourd’hui.*

Closiot 2003

Le plus riche, le plus opulent de la dégustation - canicule oblige. Sans doute le moins Closiot aussi, mais quelle richesse! Kumquat, pamplemousse rose, raisins de Corinthe, abricot, toute la palette des fruits confits y passe; la bouche est très grasse, onctueuse, un peu plus molle que les autres millésimes, sans doute, mais c’est la nature qui l’a voulu.**


Closiot 2004

Françoise et Bernard sont d’avis que les liquoreux peuvent se boire jeunes. Leur 2004 en est la plus belle démonstration. Aux notes de citron confit et des citronnelle, qui rappellent le 2001, se mêlent le foin et l’humus. Le vin présente une belle acidité, et même quelques notes salines. C’est un vin plus simple, plus direct que le 2001 ou le 2003. Mais cette belle fraîcheur plaira.**

 

Closiot5

Au téléphone, Bernard Sirot; sur la chaise, votre serviteur (Photo Marc Vanhellemont)



Closiot 2005

Aujourd’hui, ce vin requiert un peu d’aération. Aux discrètes notes florales du début succèdent alors les fruits blancs, pomme golden, poire, foin, et quelques nuances fumées. En bouche, on joue dans la même division que le 2003, avec une grosse concentration. Nathalie Verbogen évoque un “vin joufflu”, Marc Vanhellemont un vin baroque (ou est-ce l’inverse, je ne sais plus) Toujours est-il que les deux expressions sont tout à fait adéquates.
Super plaisant aujourd’hui sur sa douceur et son gras, ce millésime présente tout de même un énorme potentiel.***


Premières Brumes de Closiot 2005

Cette cuvée est une idée conjointe des Sirot et de l’importateur belge du domaine. L’esprit: du fruit, du fruit et encore du fruit. Raisin mûr au nez, bouche suave, mais pas trop. “Un Sauternes de soif”, si vous me passez l’expression...**


Château Camperos 2001

Le petit frère de Closiot, un autre domaine appartenant à Françoise et Bernard, situé lui sur Sauternes, sur des terrains plus sablonneux. Rappelons que si tout Barsac peut être déclaré en Sauternes (une exception dans la règle des AOC), l’inverse n’est pas vrai.
Quoi qu’il en soit, ce vin se révèle assez différent des Closiot. Ici, au nez, c’est le miel et les fruits exotiques qui dominent. Accessoirement, on note une belle amertume, mais à comparer avec le Closiot de la même année, Camperos semble à la fois plus évolué, plus fondu, mais aussi plus léger. Bernard nous confirme qu’il est aussi inférieur en degré.**

 

Closiot2

L'auteur en short... et en action (Photo Marc Vanhellemont)

 

09:27 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |