05 décembre 2008

Veuillez agréer, Monsieur...

Ayant lu dans Sud Ouest que 400 contrôles ont été effectués par Qualibordeaux dans le cadre de la nouvelle organisation de l'agrément, j'ai envoyé cette demande au service de presse du CIVB:

"Comptez-vous publier les taux de déclassements et de suspensions d'habilitation?
Ce serait rassurant pour les consommateurs de pouvoir mesurer le sérieux de ce nouveau type de contrôle, qui ne se fait plus qu'à posteriori".

Voici la réponse qui m'a été faite:

"Quali-Bordeaux a pour mission de contrôler le respect des règles définies dans chacun des cahiers des charges d’AOC.
Les contrôles de Quali Bordeaux  font donc partie d'un process de contrôle interne à la filière.
Les taux de déclassement ou suspension n'ont pas à faire l'objet d'une publication

Concernant votre dernière remarque, il me semble que ce qui rassure tout consommateur que nous sommes, c'est que les vins comme tous les autres produits d'ailleurs (alimentaire ou non) soient  contrôlés et conformes".

Je ne peux malheureusement pas dire que cela me rassure ni ne... m'agrée. Et je maintiens qu'un système performant n'a rien à perdre se montrer transparent.

12:47 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

19 novembre 2008

Bilan Carbone à Bordeaux: les résultats

Les résultats du Bilan Carbone de la filière vin bordelaise, réalisé pour la première fois cette année, sont à présent connus.

Le total d'Equivalent Carbone est estimé à 200.000 tonnes, réparties entre 9 postes, dont 5 principaux: les entrants (43% des émissions), constitués prinpalement de verre, de bois et de liège; le transport du vin (18%), le tranport des personnes (12%); l'énergie liée à l'activité viticole (10%) et les autres dépenses d'énergie (8%).

La filière bordelaise s'est engagée à diminuer ces émissions de 15% en cinq ans.

Les pistes pour ce faire: l'allégement des bouteilles, l'augmentation du fret maritime (on redécouvre que Bordeaux est un port!), l'augmentation du fret ferroviaire et la réduction des quantités de produits chimiques.

J'avoue que tous ces chiffres ne me parlent guère; et les bonnes intentions se heurtent souvent à la réalité des marchés. Développer le transport par rail, oui, mais encore faut-il que les lignes existent. Réduire les pesticides. Oui, mais le lobbying des industries chimiques, qui vont jusqu'à contester les mérites du bio, reste très fort.

Mais tout ce qui va dans le sens d'un meilleur respect des ressources naturelles (pas toujours renouvelables) me paraît positif, comme à vous, je le suppose. Alors, affaire à suivre...

 

 

 

17:48 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |